Arrestations du 1er Mai : vaste opération de police ou vaste opération de com ?

liberation.fr

Par Willy Le Devin

Une grande opération de police partie pour accoucher d’une souris. Mercredi matin, au lendemain des violences commises lors de la manifestation du 1er Mai à Paris, les autorités annoncent des chiffres rutilants : pour 31 commerces et 16 véhicules dégradés, les forces de l’ordre ont procédé à 283 interpellations. Un chiffre très important, rarement atteint en pareille circonstance.

Sauf que, trois jours plus tard, le bilan judiciaire apparaît bien maigre. Magistrats comme avocats n’hésitent déjà plus à parler «d’un fiasco». Il est vrai qu’une simple constatation arithmétique permet de relativiser l’efficacité du coup de filet policier : sur les 283 personnes arrêtées, seules 103 ont été ensuite placées en garde à vue. Vendredi, 47 d’entre elles avaient été déférées. 19 doivent être jugées en comparution immédiate, alors que 14 s’en sont déjà sorties avec un simple rappel à la loi. Enfin, la 23chambre du tribunal correctionnel de Paris a prononcé ce vendredi en milieu d’après-midi une relaxe dans le premier dossier jugé et une condamnation – 1 000 euros d’amende pour un fumigène et deux bombes de peinture dans les poches.

«J’ai halluciné»

Ces chiffres faméliques illustrent de façon crue le témoignage d’une personne interpellée recueilli par Libération. Emmanuel (1), 29 ans, rejoignait sa mère mardi au moment où flambait le restaurant McDonald’s du boulevard de l’Hôpital. Après s’être réfugié dans un immeuble pour «se protéger des fumées aveuglantes», il ressort dans la rue quelques minutes plus tard. A cet instant, il se retrouve nassé, rue Buffon, dans le XIIIe arrondissement. Le début de vingt-six heures pénibles. «Dans la nasse, il y avait de tout, surtout des mineurs d’ailleurs, mais presque aucun auteur des dégradations», rit (jaune) Emmanuel. Après une période de flottement, des policiers l’allongent sur le sol, le fouillent et l’embarquent.

Direction le célèbre dépôt de la rue de l’Evangile, dans le XVIIIe arrondissement. Là, un policier lui décline ses droits : recours à un médecin, à un avocat – tout en précisant qu’il le fait «par politesse». Son collègue, un peu plus vachard, lance à Emmanuel : «Tu ne seras pas libéré avant vendredi soir.» Le musicien, peu familier des commissariats, demande alors à ce qu’un membre de sa famille soit prévenu de son arrestation. Stupeur, un policier se saisit immédiatement du téléphone, compose le numéro de son père, lâche «Bonsoir, votre fils a été arrêté mais on ne peut pas vous dire où il est», et raccroche. «J’ai halluciné, je me suis dit « Mais pourquoi il fait ça ». Au lieu de rassurer ma famille, il les inquiète deux fois plus !» s’emporte Emmanuel.

«Infraction fourre-tout»

Dans la nuit, le trentenaire est transferé au commissariat du XVIIe arrondissement. Sa cellule individuelle est immonde : «Il y avait des chiottes dont je n’osais m’approcher, avec plein de vomi, de sang et de merde à l’intérieur. J’ai réussi à dormir un peu, jusqu’à mon audition le lendemain vers 8-9 heures.» Selon lui, les policiers manquent alors cruellement d’éléments à charge. Dans son cas, ils sont d’ailleurs inexistants, au point qu’il sera relâché mercredi en début de soirée. Pour d’autres, les éléments collectés sont contestables.

Contacté par Libération, l’avocat Julien Pignon, qui a assisté plusieurs personnes interpellées, dénonce «une véritable offensive de communication orchestrée par le ministère de l’Intérieur». «Entre ce qu’on a vu à la télé et la réalité des coulisses, il y a un monde d’écart», peste l’avocat. De fait, une multitude de procédures ont été annulées pour des irrégularités, quand d’autres se sont écroulées pour des infractions insuffisamment caractérisées. «Du coup, observe Julien Pignon, dans de nombreux cas, le parquet n’a fondé ses poursuites que sur le chef de « participation à un groupement formé en vue de commettre des dégradations ». Il s’agit d’une infraction fourre-tout qui permet d’habiller des interpellations effectuées un peu au pif. C’est bien la preuve que l’accusation manque singulièrement d’éléments matériels.»

Ce vendredi matin, lors d’une conférence de presse destinée à détailler le dispositif policier déployé pour la manifestation de samedi – «la fête à Macron» organisée par les insoumis –, le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, s’est pourtant félicité : «La manifestation du 1er Mai a démontré la pertinence du dispositif de traitement judiciaire mis en place.»

(1) Le prénom a été modifié

Willy Le Devin

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Contre la répression à La Poste et ailleurs

Par Un collectif de personnalités politiques et civiles

Gaël Quirante, secrétaire départemental de SUD Activités Postales 92 (membre de Solidaires 92), subit un véritable harcèlement disciplinaire : 10 tentatives de licenciement en quatorze ans, et presque un an cumulé de mises à pied.

La Poste avait en effet tenté de le licencier en 2010 en l’accusant de séquestration alors qu’il avait participé à une occupation de la direction départementale de La Poste : son licenciement avait été refusé successivement par l’inspection du travail en 2010, par le ministre du Travail en 2011, puis par le tribunal administratif en 2014. En avril dernier la cour d’appel du tribunal administratif de Versailles a annulé les trois précédentes décisions et a ainsi relancé toute la procédure. L’inspection du travail a de nouveau refusé son licenciement.

Nous venons d’apprendre que le rapport de la contre-enquête suite au recours hiérarchique fait par la direction de La Poste, confirme la décision de l’inspectrice du travail de refuser l’autorisation de licenciement de monsieur Quirante. La contre-enquête menée par le service des recours hiérarchiques confirme les motifs du refus et les précise, notamment :
«Compte tenu du contexte dans lequel les faits s’inscrivent et du climat délétère qui prévalait à l’époque en raison notamment de la durée excessivement longue de la grève et du comportement de La Poste, les faits en cause ne sont pas d’une gravité suffisante pour justifier le licenciement de Monsieur Quirante.»
«En effet, il ressort de l’enquête contradictoire et de la contre-enquête l’existence d’éléments au moment de la décision de l’inspecteur de 2010 et de la décision implicite de refus du 25 juin 2017 permettant d’établir un lien entre la demande et les mandats exercés par le salarié ainsi que son appartenance syndicale.»

C’est désormais Mme Pénicaud, ministre du Travail qui va décider du sort de Gaël. Madame Pénicaud, vous devez refuser ce licenciement qui serait politique.

Nous refusons de voir se multiplier les cas de répression à La Poste comme ailleurs. Nous agirons collectivement et saurons regrouper nos forces pour y faire face.

Signataires: Jean-Luc Mélenchon, député La France insoumise (LFI), 4e circonscription des Bouches-du-Rhône ; Danielle Obono, député LFI, 17e circonscription de Paris ; Eric Coquerel, député LFI, 1re circonscription de la Seine-Saint-Denis ; Adrien Quatennens, député LFI, 1re circonscription du Nord ; Malik Salemkour, président de la Ligue des droits de l’Homme ; Céline Verzelleti, bureau confédéral de la CGT ; Elsa Faucillon, député PCF, 1re circonscription des Hauts-de-Seine ; Alain Bruneel, député PCF, 16e circonscription du Nord ; Cécile Cukierman, sénatrice PCF de la Loir ; Isabelle De Almeida, présidente du conseil national du PCF, Elie Domota, secrétaire Général UGTG ; Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU ; Polo Lemonnier, secrétaire national de la FSU ; Nathalie Arthaud, candidate à la présidentielle de 2017 pour LO ; Olivier Besancenot, ancien candidat à la présidentielle et membre du NPA ; Philippe Poutou, candidat à la présidentielle de 2017, porte-parole du NPA ; Cécile Gondard-Lalanne, co-déléguée générale l’Union Syndicale Solidaires ; Eric Beynel, co-délégué général l’Union Syndicale Solidaires ; Nicolas Galepides, secrétaire Général de SUD PTT ; Mickael Wamen, CGT Goodyear ; Jean-Pierre Mercier, DSC CGT PSA ; Xavier Mathieu, CGT ancien Continental ; Romain Altmann, secrétaire Général d’Info’Com CGT ; Jacques Chastaing, Luttes invisibles et Front Social ; Loïc Canitrot, Compagnie Jolie Môme ; Yannick Sobaniak, CGT Hôpital de Wattrelos ; Laurent Degousée, Co-délégué de la fédération Sud Commerce ; Frédéric Lordon, économiste, chercheur au CNRS ; Alex Callinicos, professeur au King’s College de Londres ; Gerard Filoche, GDS (Gauche Démocratique et Sociale) ; Ludivine Bantigny, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Rouen ; Amal Bentounsi, Urgence notre police assassine ; Denis Gravouil, secrétaire de la fédération CGT spectacles ; Manuela Donà, secrétaire générale CGT douanes ; Sylvie Guinand, Fédération CGT des Services Publics Responsable de la politique de communication ; Olivier Mans, secrétaire général de la fédération SUD Santé Sociaux ; Marie Pierre Vieu, députée européenne PCF GUE ; Marie-Christine Vergiat, députée européenne Gauche européenne ; Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de DAL ; Willy Pelletier, coordinateur général de la Fondation Copernic ; Emma Clit, blogueuse et dessinatrice ; Judith Krivine, responsable de la commission sociale du Syndicat des Avocats de France ; Michèle Riot Sarcey, historienne ; Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac ; Dominique Plihon, porte-parole D’Attac.

Structures signataires : L’Unef ; La Compagnie Jolie Môme ; La FIDL ; Le SNTEFP-CGT ; Sud Travail Affaires Sociales ; La Confédération National du Travail.

Autres signataires : Eric Alliez, philosophe, Université Paris 8 ; Ana Azaria, présidente de l’Organisation de Femmes Egalité ; Francine Bavay ;Mohammed Ben Yakhlef, élu municipal de Villeneuve-Saint-Georges (94) ; Antoine Boulangé, enseignant Espé Paris – Ferc Sup CGT ; Sébastien Budgen, éditeur Verso Books ; Jean-Marc Canon, syndicaliste CGT ; Vincent Charbonnier, syndicaliste SNESUP-FSU enseignant-Formateur, Université de Nantes-ESPE ; Gerard Chouat, directeur de recherche émérite CNRS syndicaliste SNCS FSU ; Jean Claude, Résistance Sociale ; Philippe Corcuff, universitaire ; Pierre Cours-Salies, Ensemble! ; Robert Crémieux, MNCP ; Laurence De Cock, historienne; Josépha Dirringer, juriste, membre du GR-PACT; Simon Duteil, secrétaire national de l’Union national Solidaires ; Pascal Franchet, CADTM France ; Isabelle Garo, philosophe; Franck Gaudichaud, enseignant-chercheur, Université Grenoble-Alpes ; Didier Gelot, Observatoire de la discrimination et de la répression syndicale; Karl Ghazi, syndicaliste CGT; Nacira Guénif, sociologue, Université Paris 8 ; Gwenn Herbin, Conseillère municipale déléguée à Nanterre (92) ; Gilles Houdouin, conseiller régional Normandie, Ensemble ! ; Michel Jallamion, président de la Convergence National des Services Publics ; Pierre Khalfa, Fondation Copernic ; Stathis Kouvélakis,  philosophe King’s College Londres ; Olivier Long, Universitaire et peintre, université Paris 1-Sorbonne ;  Elise Lowy, écolo ; Christiane Marty, Fondation Copernic ; Gustave Massiah, économiste ; Valérie Missillier, secrétaire politique financière FSPBA CGT ; Christian de Montlibert, sociologue professeur émérite ; Robi Morder, juriste; Olivier Neveux, Universitaire, enseignant-chercheur ; Etienne Penissat, chercheur au CNRS, membre de l’Observatoire de la répression et la discrimination syndicales ; Armelle Pertus, porte-parole de la campagne Poutou 2017 ; Christian Pierrel, porte parole du PCOF ; Manuel Rebuschi, enseignant-chercheur, université de Lorraine ; Philippe Reig, République et Socialisme ; Catherine Samary, économiste ; Véronique Sandoval, économiste; Simone Sebban, membre du Bureau national de Nouvelle Donne ; Henri Sterdyniak, animateur des économistes atterrés ; Baptiste Talbot, syndicaliste CGT ; Ludo Torbey, co-fondateur Osons Causer ; Rémy Toulouse, éditeur ; Karel Yon, chargé de recherches en sociologie ; Pierre Zarka, Observatoire des Mouvements de la Société.

Un collectif de personnalités politiques et civiles


Les droits fondamentaux des migrant.e.s doivent être respectés :

fsu.fr

Fédération Syndicale Unitaire


Le gouvernement prépare un projet de loi « asile-immigration ». La FSU est vigilante sur les dispositions que contiendra ce texte de loi et interviendra notamment pour qu’il ne contienne aucune mesure discriminatoire. Comme nombre d’associations et d’organisations, la FSU est porteuse de propositions pour assurer avec respect et dignité l’accueil des migrants et pour, avec eux, leur permettre de se construire un avenir dans notre pays. Si a priori le texte contient quelques mesures en faveur de la protection des personnes, l’esprit général est celui d’une conception suspicieuse de l’accueil.

La FSU interpelle le gouvernement sur les dispositions contenues dans la circulaire du ministère de l’Intérieur « relative au relogement des personnes bénéficiaires d’une protection internationale » publiée le 12 décembre dernier. En effet, ce texte prévoit un recensement des migrant.e.s dans les centres d’hébergement d’urgence, ce qui remet en question la protection et l’accueil inconditionnels de toute personne en besoin d’aide et d’accompagnement.

Pour la FSU, les centres d’hébergement d’urgence et de soins doivent rester des lieux de protection où toute personne ne peut être ni menacée, ni contrôlée.

De plus, par la mise en œuvre de contrôles préfectoraux au sein des centres d’hébergement avec l’objectif de procéder à des tris administratifs en vue d’expulsions, cette circulaire contrevient à l’article L345.2.2 du Code de l’action sociale et des familles qui stipule notamment que « Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence » permettant « ..dans des conditions d’accueil conformes à la dignité de la personne humaine, de bénéficier de prestations…. » et « …de lui apporter l’aide justifiée par son état ».

C’est pourquoi la FSU juge cette circulaire inacceptable. Elle soutient les associations humanitaires et les organisations, qui, comme elle, en demandent le retrait.


La FSU défend les fonctionnaires attaqués par Marine Le Pen

LDH sarlat

fsu.fr

Marine Le Pen tombe le masque ! :

Fédération Syndicale Unitaire

Les fonctionnaires qu’elle dit défendre ne sont visiblement pas en odeur de sainteté lorsqu’ils font la preuve de leur indépendance, de leur intégrité et de leur sérieux professionnel dès lors qu’ils touchent aux affaires du Front National…

En effet, dans son discours à Nantes le 26 février, Madame Le Pen les a ni plus ni moins menacés : « Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote ».

Non, Mme Le Pen, les « méthodes » définies par la loi ne sont pas « illégales ». Et donc la « responsabilité » des agents ne peut pas être engagée. Sauf à imaginer qu’une fois au pouvoir vous changiez le droit pour des arrangements particuliers en votre faveur…

Voilà une belle leçon de chose sur le statut de la Fonction publique. Car c’est bien le statut des agents de la Fonction publique qui aujourd’hui protège les agents comme les usagers de telles dérives autoritaires. La protection offerte aux fonctionnaires, contre les obligations de responsabilité, d’objectivité, d’impartialité et de neutralité auxquelles ils sont soumis, est essentielle pour offrir des services de qualité, justes, en dehors de toutes pressions ou de tous lobbyings.

Ce discours de la représentante du Front National signifie-t-il que s’il arrivait au pouvoir, les « règles » de fonctionnement, c’est à dire la loi serait changées ? Que les fonctionnaires seraient soumis à l’arbitraire ? Qu’ils pourraient être sanctionnés s’ils continuaient à faire bien leur travail ?

Cela mérite réflexion….


Mylène Palisse menacée de sanction : communiqué de la LDH.

LDH sarlat

ldh-france.org

Mylène Palisse menacée de sanction : l’indépendance du fonctionnaire

et la liberté d’expression syndicale

attaquées

– Ligue des droits de l’Homme

Libertés/Démocratie
14.12.2016
Communiqué communLe conseil de discipline réuni ce mardi 13 décembre 2016, a émis un avis infligeant une sanction de 7 jours d’exclusion temporaire avec sursis à l’encontre de Mylène Palisse.

Pourtant, l’exercice du contradictoire et les éléments avancés par ses défenseurs CGT ont mis en lumière le caractère totalement injustifié et discriminatoire des poursuites disciplinaires engagées depuis 9 mois contre Mylène Palisse, notre collègue et camarade élue CGT. L’administration pénitentiaire, en dépit de ce dossier vide, persiste dans sa détermination à faire taire ses personnels !

Nos organisations remercient l’ensemble des personnels et citoyens qui se mobilisent massivement pour soutenir Mylène et pour défendre la liberté d’expression syndicale. Alors même que l’autorité judiciaire est gardienne des libertés syndicales, le Ministère de la Justice a voulu museler les professionnels exerçant dans les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation, à travers une de ses représentantes syndicales, et pourtant c’est tout le contraire qui se produit !

Il appartient désormais au Ministère de corriger son errement politique en infirmant l’avis du Conseil de discipline.

Nos organisations exigent l’abandon des sanctions disciplinaires et le respect de la liberté d’expression syndicale.

Jusqu’à ce que le Ministère entende raison, nos organisations appellent l’ensemble des personnels, citoyen-nes, fonctionnaires, à signer massivement la pétition « Respecter la liberté d’expression » qui a, en quelques jours, obtenu plus de 2 000 signataires.

Nos organisations appellent à poursuivre la mobilisation car seul un tel rapport de force a contraint aujourd’hui l’administration pénitentiaire à un premier recul !

Toutes et tous solidaires avec Mylène !

« Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de vous en affranchir, vous n’avez qu’à le vouloir. » 1791 Olympe de Gouges Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne – Postambule

Paris, le 14 décembre 2016

Organisations signataires : La CGT insertion probation, La CGT, La CGT Fonction publique, l’UD CGT 65, le SNJ-CGT, L’UGICT-CGT, SOLIDAIRES Fonction publique, La FSU, Le Syndicat de la Magistrature, La Ligue des droits de l’Homme, l’Observatoire international des prisons

Téléchargez le communiqué


Lettre ouverte cosignée par la LDH à M. le garde des Sceaux

LDH sarlat

 

Montreuil, le 11 juillet 2016,

Monsieur le Garde des Sceaux,

Suite à la parution d’un article dans le journal L’Humanité intitulé « Cochez la case djihadiste », le 13 avril 2016, une procédure disciplinaire est envisagée par l’administration pénitentiaire à l’encontre d’une militante, secrétaire départementale de la CGT SPIP 65 et conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation au Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation.

Nos organisations s’indignent d’une telle réaction attentatoire à la liberté d’expression et au libre exercice de l’activité syndicale.

La CGT insertion probation et l’UGFF-CGT vous ont déjà alerté par un courrier en date du 18 avril 2016 qui est resté sans réponse et depuis notre camarade et collègue est toujours sans nouvelle concernant sa situation.
Nous rappelons avec force que la liberté syndicale est un droit humain universellement reconnu et protégé, une valeur fondamentale consacrée par la Constitution de l’Organisation Internationale du Travail depuis 1919.

Une expression syndicale dans la presse ne doit en aucun cas faire l’objet d’une sanction individuelle. Nous considérons que de telles pratiques ne sont que des tentatives aux fins de museler l’expression syndicale.

Le sujet évoqué dans cet article à savoir la mise en œuvre du plan de lutte anti terrorisme et la prévention de la radicalisation, ses impacts sur les missions de service public et la déontologie des personnels des SPIP ainsi que les interrogations soulevées font l’objet d’un débat légitime.

Nos organisations expriment toute leur solidarité à la conseillère pénitentiaire d’insertion et de probation et militante CGT du SPIP de Tarbes et vous demandent expressément, Monsieur le Garde des Sceaux, de faire respecter la liberté d’expression et les libertés syndicales au sein de votre Ministère et renoncer immédiatement aux poursuites disciplinaires  envisagées à son encontre.

Dans l’attente de vous lire ou de vous rencontrer, Monsieur le Garde des Sceaux, nous vous prions d’agréer l’expression de salutations distinguées.

 

Les organisations signataires :

La CGT Insertion probation
La Confédération générale du travail
L’UD CGT Hautes Pyrennées
L’UGFF-CGT
La CGT Pénitentiaire
La CGT PJJ
La CGT Services judiciaires et chancellerie
L’UGICT-CGT
la CGT EPIDE
Le SNEPAP-FSU
Le SNPES-PJJ
Le Syndicat de la Magistrature
La Ligue des droits de l’Homme


Conférence-débat avec Jean-François Mignard : « En finir avec l’état d’urgence » Mercredi 9 mars 20h à Sarlat Cinéma Rex

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Collectif contre l’état d’urgence et pour les libertés en sarladais

 

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