Poudre de perlimpinpin élyséenne

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Le Club de Mediapart

Paul Cassia

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L’information se présente comme une fake news ou, à tout le moins, une parodie : évidemment que la présidence de la République française ne commercialise pas un T-shirt bardé de la mention « poudre de perlimpinpin » ! Un président de la République française qui a été élu sur l’engagement de restaurer la gravité de la fonction ne saurait tomber si bas ! Au demeurant, quelle administration, quelle entreprise privée, pourrait ainsi s’auto-discréditer et, s’agissant de l’Elysée, discréditer le cœur de la République, en se vendant au public comme pourvoyeuse de « poudre de perlimpinpin » ?

Vérification faite, l’Elysée vend (souvent au prix fort) depuis le 15 septembre 2018, sur place et dans une « boutique » en ligne, non seulement un T-shirt « poudre de perlimpinpin » à 55 euros ou un autre floqué « croquignolesque » (à quand « premiers de cordée », « gaulois réfractaires au changement », « mafia bretonne » ou « illettrés de Gad » ?), mais également divers produits – dont une tasse faussement estampillée « porcelaine de Limoges » – à connotation plus ouvertement narcissique encore.

Ces produits sont dits de manière signifiante « dérivés ». C’est bien de dérive dont il s’agit lorsqu’une institution publique est à ce point personnalisée ou lorsque la victoire aux championnats du monde de l’équipe de France de football est de la sorte privatisée par un simple spectateur, fût-il le président de la République. Ainsi que le relève Etienne Girard dans Marianne, l’Elysée « transforme allègrement des ‘goodies’ vendus par la présidence de la République en outils de propagande pour le chef de l’Etat ».

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Jusqu’au 15 septembre, nul n’aurait pensé trouver la personne du président de la République, de son épouse, d’un chien (sur une carte postale) sous une « marque Elysée ». Quant au sac avec la mention « Première dame » dont la vente en ligne sur le site internet de l’Elysée conférant à cette appellation une légitimité officielle, il est regrettable de rappeler qu’il n’y a pas et il ne peut pas y avoir de « première dame » en République, pas plus que le président n’est le « premier monsieur » : il y a des femmes et des hommes, égales et égaux en droits, en devoirs et en dignité, qui exercent éventuellement des fonctions publiques d’une importance stratégique et politique variable en intensité. C’est une des marottes du « nouveau monde » que de vouloir classer en permanence les êtres humains, par ordre de fortune – les premiers de cordée –, de mérite scolaire – Parcoursup – ou de fonctions.

Passe encore que l’Elysée vende, à l’instar de l’Assemblée nationale ou du Sénat, des produits évoquant l’institution en général (les recettes à l’issue des Journées du patrimoine ont atteint 350 000 euros) ; mais ceux des produits qui représentent ou utilisent soit un titre qui n’a pas d’existence légale, soit l’effigie de la personne même du président de la République, de ses proches, de son animal domestique, devraient être immédiatement retirés du commerce.

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Quelle a été la part prise dans cette bouffonnerie lamentable par l’ancien Intendant du Palais, l’homme à tout faire Alexandre Benalla, dont on a la stupéfaction d’apprendre du compte-rendu de son audition en garde à vue du 20 juillet 2018 que la création d’une boutique en ligne était « sous sa responsabilité » ?

Au fond, la commercialisation du slogan « poudre de perlimpinpin » illustre parfaitement ce que représente le quinquennat Macron : la marchandisation de l’Etat jusqu’à son cœur (« La République en marché »), la confusion des intérêts publics et privés, l’obsessionnelle personnalisation du pouvoir, la communication à outrance et, pour le reste, le statu quo sur la vraie politique, c’est-à-dire sur tout ce qui peu évoquer un semblant de progressisme en matières économique, sociale, institutionnelle, fiscale ou environnementale (v. Olivier Tonneau, « Le diable dans les détails: des gourmettes élyséennes à la crise écologique », blog Médiapart, 15 septembre 2018). Au prix de l’affaiblissement de la République tout entière.

Le quinquennat Macron est de la « poudre de perlimpinpin » : c’est l’Elysée qui l’affirme, qui s’en prévaut, qui en fait officiellement sa marque de fabrique, qui propose à toute personne prête à débourser 55 euros de l’afficher en public ou dans un cadre privé !

C’est bien à cette aune qu’il faut lire l’action et la communication des pouvoirs publics nationaux depuis le 15 mai 2017.

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Le 16 septembre 2018, en faisant l’immense camouflet au président de la République, qui l’avait choisie comme candidate En marche ! pour les législatives dans la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine, de quitter le groupe La République en marche pour rejoindre sa famille politique de toujours qu’est le groupe UDI (l’honneur, la cohérence, le souci d’exemplarité dont elle se prévaut et le respect des militants de la circonscription où elle ne réside pas et où elle a pourtant été élue auraient dû la conduire à démissionner de son mandat de députée ; son suppléant Stéphane Roques a été renvoyé de la direction général du parti LREM en mars 2018), la conseillère régionale d’Ile-de-France et députée Frédérique Dumas n’a pas dit autre chose à propos de la politique de l’exécutif en matière culturelle, qui est son domaine de compétence : « la politique culturelle est d’un vide abyssal ».

Vide abyssal. Poudre de perlimpinpin. On pense aussi aux mots terribles de Nicolas Hulot à l’encontre du président de la République et du Premier ministre, prononcés lors de sa démission le 28 août 2018 : « c’est une accumulation de déceptions. C’est surtout que je n’y crois plus ». L’exécutif s’effrite inexorablement, sous nos yeux, au risque de faire sombrer le navire France avec lui.

A cet égard, la semaine du 10 au 16 septembre 2018 au cours de laquelle les produits de l’Elysée© ont été mis sur le marché est – exception faite du judicieux décret n° 2018-793 du 14 septembre 2018 instituant à titre expérimental un concours externe spécial d’entrée à l’ENA réservé aux titulaires d’un diplôme de doctorat – un incroyable concentré de procrastination, enrobé dans le mirage d’une action publique faite de bric et de broc mais présentée comme volontariste.

« Poudre de perlimpinpin » à l’Assemblée nationale, « poudre de perlimpinpin » au gouvernement, « poudre de perlimpinpin » à l’Elysée.

A l’Assemblée nationale d’abord, le « vieux monde » s’est enraciné jusqu’à la fin du quinquennat avec l’élection de Richard Ferrand à la présidence, par le groupe majoritaire soudainement rétréci à des députés minoritaires en fait – 254 voix sur 577. Rétive à tout progressisme dans sa pratique alors qu’elle monopolise ce qualificatif dans les discours, la majorité a refusé d’inscrire l’interdiction « au plus tard dans trois ans » du glyphosate dans la loi EGALIM, à l’issue d’un vote de 42 voix contre dont 34 députés de la majorité (11 étaient pour) qui s’est tenu dans la nuit du 14 septembre à 4 heures du matin ; devant la commission spéciale saisie de la loi PACTE, le gouvernement s’est opposé tant à la publication annuelle des écarts de salaires dans les plus grandes entreprises, soutenant la publication de la rémunération moyenne dans les grandes entreprises qu’il est déjà possible de calculer, qu’à la création d’un seuil de trois administrateurs salariés pour les conseils d’administration de plus de douze membres. Ne rien changer, surtout.

Du côté des politiques publiques, le « plan pénitentiaire » présenté par la Garde des Sceaux le 12 septembre 2018 après avoir déjà été annoncé six mois auparavant par le président de la République, comporte des mesures qui, ainsi que le souligne le site juridique Dalloz, « pour l’essentiel, reprennent des dispositions déjà connues ». Ce plan réussit le tour de force : 1/ d’envisager la construction de 7 000 places de prison supplémentaires d’ici à la fin du quinquennat tout en misant sur une baisse de 8 000 du nombre des incarcérations ; 2/ de se présenter comme favorisant les alternatives à la détention tout en durcissant le prononcé de mesures d’enfermement (par la suppression des seuls peines inférieurs à un mois de prison – moins de 300 par an – et par l’interdiction de tout aménagement pour les peines supérieures à un an).

Le « plan pauvreté » présenté le lendemain par le président de la République est un leurre communicationnel, qui a d’abord et avant tout servi à tenir l’opinion publique en haleine depuis l’annonce de ce « plan » il y a près d’un an, le 17 octobre 2017, et ses deux reports en avril et juillet 2018 – et l’attente est loin d’être finie, on va le voir. Malgré ces longs mois de réflexion supplémentaires, le résultat présenté s’apparente davantage au projet d’un candidat à la présidentielle qu’à celui d’un président de la République en exercice. Pour lutter contre la pauvreté qui concerne aujourd’hui – aujourd’hui – plus de 8 millions de français, le président de la République a fait savoir que le Parlement adopterait éventuellement une loi en… 2020 ! Avec une mise en œuvre, en comptant les décrets d’application, qui attendra sans doute 2021 ! Avec un financement minuscule de 2 milliards d’euros pour les 4 premières années – pourquoi seulement ces années là ? –, étant entendu d’une part que 3,9 de ces 8 milliards d’euros seront consacrés à la revalorisation de la prime d’activité et que le mandat du président de la République s’achève au plus tard en mai 2022 ! Avec notamment l’annonce d’un RUA (revenu universel d’activité) dont l’intitulé exact devrait être RCA (revenu conditionnel d’activité) – le revenu est conditionnel, puisqu’il suppose l’exercice d’une activité professionnelle –, au(x) montant(s) et bénéficiaires indéterminé(s), au(x) financement(s) mystérieux, etc. On saisi mal comment ce RUA ou même le cumul des mesures annoncées (la reprise de dispositifs existants pour l’essentiel, dont la mise en œuvre pratique incombe aux collectivités territoriales et non à l’Etat) pourra réduire la durée de 180 années, évaluée – au doigt mouillé – par le président de la République pour sortir de la pauvreté… Du discours présidentiel du 13 septembre, émerge l’idée que l’approfondissement de la lutte contre la pauvreté et la baisse du non-recours aux minima sociaux peuvent largement attendre la fin de son quinquennat. Pour les premiers de cordée, la réduction massive d’impôts a été une priorité ; pour les derniers de corvée, ils restent dans l’expectative qu’ « on » veuille bien leur ruisseler dessus.

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Autrement, où qu’ils résident, quelles que soient leurs ambitions, les pauvres peuvent toujours trouver un emploi dans la restauration ou l’hôtellerie dans le quartier de Montparnasse à Paris, ainsi que l’a assuré non sans morgue le président de la République le 15 septembre à un jeune homme désireux de travailler dans le secteur de l’horticulture… C’est d’ailleurs pour cette raison que l’ersatz de « plan pauvreté » est fondamentalement conçu comme ne servant à rien : parce que le « nouveau monde » a la conviction profonde qu’il suffit d’aller sur le trottoir d’en face pour trouver un travail, si l’on est « motivé », pour reprendre le terme du président de la République, c’est-à-dire si l’on est servilement prêt à accepter n’importe quelles conditions de travail dans n’importe quel secteur où un emploi est disponible – comme pour Parcoursup en quelque sorte, il suffit de remplir les places vacantes, c’est ainsi que pensent les technocrates hors-sol et c’est ainsi qu’ils créent le populisme qu’ils prétendent combattre. La République du marché.

Le 14 septembre toujours, le Premier ministre a présenté un « plan vélo » dont la seule annonce significative est la suivante, de nature là aussi communicationnelle : « c’est la première fois que l’Etat se mobilise autant pour financer des infrastructures pour le vélo ». Or, le financement homéopathique prévu pour le futur Fonds national de soutien aux projets de création d’axes cyclables dans les collectivités – 50 millions d’euros/an, même pas des miettes – est, ici encore, étalé jusqu’en 2024, alors que le quinquennat en cours s’achève en 2022. Concrètement, ce Fonds national destiné à aider les 36 000 communes, 100 départements et 13 régions de France à créer des pistes cyclables ne sera pas nécessairement abondé à hauteur de 350 millions d’euros sur sept ans, comme l’a dit le Premier ministre qui aurait sur le même ton convaincu pu annoncer un financement de 500 millions d’euros sur dix ans, d’un milliard d’euros sur vingt ans ou de dix milliards d’euros sur 200 ans, mais au mieux à hauteur de 175 millions d’euros sur trois ans et demi (de janvier 2019 à mai 2022 ; après, ce sera aux décideurs publics en place de gérer ce Fonds selon l’orientation politique du moment). Le « plan vélo » n’est « pas à la hauteur des enjeux », a déploré l’association Reporterre.

La veille, dans Le Monde daté du 12 septembre, on avait pu lire ce titre en « une » : « Macron va réorganiser l’Elysée ». Diantre ! Quel refondateur ! Quel noble chantier !

Ici encore, cette réorganisation avait déjà été évoquée – en juillet 2018 dans le cadre des commissions d’enquête parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, par les agents des services de la présidence de la République auditionnés –, comme une réponse à l’affaire Benalla-Macron. Or, il apparaît à la lecture de l’article du quotidien que cette réorganisation était envisagée de longue date et qu’elle est « le fruit d’une réflexion engagée bien avant l’affaire Benalla » : « dès octobre 2017, une mission avait été confiée en ce sens au contrôleur de gestion de l’Elysée afin de faire un état des lieux du fonctionnement de la présidence », puis « Emmanuel Macron a décidé, en janvier (2018), de confier à Eurogroup Consulting, un cabinet de conseil en organisation, une ‘revue des missions’ des services de l’Elysée », ce rapport ayant été rendu début juillet – on aimerait beaucoup connaître le coût et le contenu de ce rapport (Emmanuel Macron aime apparemment beaucoup faire commander par ses services des rapports de cabinets privés de conseils), celui du contrôleur général de l’Elysée, dont on espère la diffusion, faisant état de « l’épuisement » de certains des agents de l’Elysée.

On se souvient que le président de la République a tergiversé début septembre sur le prélèvement à la source ; il a aussi « longtemps hésité sur le calendrier » quant à la réorganisation de services qu’il arpente pourtant depuis mai 2012.

En fait, cet homme qui se présente comme volontaire et décidé hésite sur absolument tout ce qu’il y a d’essentiel – l’environnement, la bioéthique, la laïcité, les institutions, l’organisation territoriale, l’agencement des services de l’Elysée, la réforme de l’audiovisuel, même la suppression de l’exit tax annoncée le 1er mai (pendant qu’Alexandre Benalla faisait des siennes) qu’il est désormais envisagé de conserver –, sauf sur les mesures contreproductives qui permettent d’enrichir les plus aisés, de réduire les droits des salariés et de « casser » les statuts des fonctionnaires ou des magistrats.

En l’occurrence, on ne comprend pas en quoi les mesures prises jusqu’à présent, picrocholines, sont de nature à justifier ces hésitations. D’une part, le directeur de cabinet du président de la République, annoncé comme partant à la retraite le 6 octobre, est maintenu à son poste car « Emmanuel Macron, qui déteste se voir imposer le choix des hommes (mais qui donc aime cela ?), lui a demandé de rester ». D’autre part, a été « décidé » un jeu de chaises musicales entre trois conseillers des services élyséens de communication, dont l’un a paraît-il la fonction de porte-parole de l’Elysée (fonction qui s’apparente à un bullshit job, ces emplois très bien payés mais inutiles décrits par l’anthropologue américain David Graeber), mais que l’on n’a entendu en cette qualité qu’une seule fois, le 19 juillet dernier, propager de la « poudre de perlimpinpin » toxique à propos des sanctions prétendument infligées à Alexandre Benalla le 3 mai dernier (v. Alexandre Benalla n’a pas fait l’objet d’une sanction disciplinaire le 3 mai 2018), et dont l’autre a carrément, dès juillet 2017, « assumé parfaitement de mentir » au besoin pour protéger le président de la République. L’Elysée est un terreau à fake news.

La nouveauté organisationnelle – car il y en a une – est la suivante : un directeur général des services est sur le point d’être recruté à l’Elysée, et il s’agit d’un énarque de la même promotion que celle du président de la République. La présence de cet énarque supplémentaire à l’Elysée, qui fera passer le nombre total d’agents de 822 à 823 là où il est partout question de diminuer les effectifs des administrations publiques, n’est en rien susceptible d’éviter que les errements révélés par l’affaire Benalla-Macron « ne puissent se reproduire ». Ici encore, il s’agit de faire semblant de tout changer pour, en pratique, ne rien changer.

La page 9 du quotidien est titrée : « Sylvain Fort, le retour d’un fidèle pour ‘démilitariser’ les relations avec la presse », alors pourtant que l’agent public objet de l’article est en poste à l’Elysée depuis le début du quinquennat – il n’y a pas de « retour » possible sans départ initial… L’article de presse lu, on cherche en vain la « réorganisation » annoncée en « une » du quotidien, pas davantage que l’on ne comprend « comment Macron va réorganiser l’Elysée ».

« Changement », dans la novlangue orwellienne du « nouveau monde », est le mot qui désigne la continuité.

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Enfin, au cours de la semaine du 10 au 16 septembre, le coup de fil passé par le président de la République au président du Sénat, les interventions médiatiques en défense d’Alexandre Benalla faite par la Garde des Sceaux au nom du bon fonctionnement de la justice judiciaire et d’une séparation des pouvoirs qu’elle interprète de manière moins étanche lorsqu’il s’agit de sa propre compétence à l’égard de la justice pénale (v. P. Cassia, « Nicole Belloubet instrumentalise la séparation des pouvoirs », marianne.net, 12 septembre 2018), l’appel à la défiance à l’égard du Sénat en général et du président de la commission des Lois du Sénat en particulier émanant du porte-parole du gouvernement, l’alerte contre une volonté « de destitution » du président de la République émise par le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement qui considère que le Sénat est une « menace pour la République », témoignent d’une curieuse panique au sommet de l’Etat. Ces interventions viennent pour le moins relativiser les dires d’un député La République en marche, qui dans une tribune publiée par le Journal du dimanche incitant Alexandre Benalla à ne pas répondre aux questions qui lui seront posées au cours de son audition du 19 septembre, proclame « sa » vérité : « chacun le sait, l’affaire Benalla ne sera jamais une affaire d’État ». Chacun le sait…, bien sûr ! D’ailleurs, on se demande pourquoi l’Elysée, le gouvernement et la majorité à l’Assemblée nationale semblent à ce point tétanisés par ce qui, à les croire, ne sera jamais une affaire d’Etat (v. sur ce point : Le « moment Benalla » : affaire d’Etat, affaire d’Etat de droit)…

A dose excessive, la « poudre de perlimpinpin » peut produire des effets inverses à ceux escomptés.

Merci à Christian Creseveur pour les dessins.

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