Entrave à la demande d’asile. Collectif Roya Solidaire.

Bonjour
Audience Tribunal Administratif de Nice jeudi 31 Aout 15h00
pour entrave aux demandes d’asile
Vidéo principalement tournée en camera cachée,
elle prouve l’entrave a la demande d’asile
elle sera mise en ligne le jeudi 31 aout à 07h00

https://www.youtube.com/watch?v=bV_2v6A4Z1A

Vidéo produite par: Collectif Roya Solidaire
Titre de la vidéo: PACA (Pas d’Asile en Côte d’Azur)

 

Il est dorénavant impossible pour les demandeurs d’asile d’accéder à leurs droits depuis la Roya
Le préfet des AM détourne des procédures afin de reconduire ces personnes en Italie.
Maitre Zia Oloumi a saisi le tribunal administratif pour référé liberté individuel.
Le référé a été déposé en début de semaine et l audience est fixée pour le jeudi 31 septembre à 15h00
des représentants d’associations seront présents lors de l audience
Petit résumé:
Lundi 21 Aout 12 demandeurs d’asiles dont un mineur isolé attendaient chez moi afin d accéder à la PADA rue Grosso à Nice.
Nous avons donc prévenu la gendarmerie par mail en y mentionnant les identités de chacun.
Lundi soir un gendarme m appelle nous prenons donc donc rendez vous en gare de breil sur roya afin que les gendarmes constatent et prennent les identités des DA avant de les diriger dans le train afin qu is accedent à la PADA.
Mardi 22 Aout
nous partons de mon domicile à pieds direction gare scnf de Breil,
une 20 aine de gendarmes mobiles présents, ainsi que une dizaine de policiers de la PAF dont madame la commissaire Lallemand.
Madame la commissaire m informe que dorénavant les DA doivent passer par la PAF menton afin de considérer les demandes d ‘asile.
Les DA sont donc transportés jusqu’à la PA Menton.
Pas plus de six minutes après leur arrivée, ils sont conduits à la Police italienne où ils seront réadmis en Italie avec un « refus d’entrée le mineur a été réadmis en Italie par le train depuis la « fameuse » gare de Menton-Garavan
contact: 0652539917
 

Défendre nos droits et nos libertés face à l’état d’urgence

« La LDH participera partout, le 10 septembre, aux rassemblements et aux manifestations contre l’état d’urgence permanent, qu’il se cache derrière une décision d’exception ou qu’il soit le résultat de sa normalisation. »

Communiqué LDH

Paris, le 31 août 2017

La Ligue des droits de l’Homme (LDH) est inquiète de l’avenir de l’Etat de droit en France, vacillant dangereusement sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Le gouvernement et la majorité présidentielle ont fait adopter cet été une loi et un projet de loi très préoccupants au regard des libertés publiques.

La première prolonge l’état d’urgence jusqu’au 1er novembre 2017. Elle a pour effet de placer, pour la sixième fois, la France sous un régime d’exception pour une durée totale inédite de presque deux ans. Cette décision a été prise alors que ses conditions légales sont loin d’être réunies et que des rapports parlementaires ont démontré son inefficacité dans la lutte contre le terrorisme par rapport à celles mobilisées dans le droit commun.

La France rejoint ainsi l’Ukraine et la Turquie, seuls autres pays à subir un tel droit d’exception.

Le projet de loi qui va être discuté à l’Assemblée nationale, supposé nécessaire pour sortir de l’état d’urgence, introduit dans le Code de la sécurité intérieure, après les lois des 3 juin et 21 juillet 2016, des dispositions qui accroissent considérablement les pouvoirs de police administrative, du ministre de l’Intérieur et des préfets. Elles marquent une atteinte grave à l’équilibre des pouvoirs et sont largement inspirées par l’état d’urgence avec sa logique de suspicion et de contrôle de masse.

La LDH dénonce ces choix faits sans même qu’ait été pris le temps d’une évaluation pertinente des législations à peine antérieures et sans s’interroger sur l’efficacité réelle de l’action des services de renseignement et de lutte contre le terrorisme. Ils sont d’autant plus préoccupants que, si ces mesures se sont avérées largement inefficaces contre le terrorisme, elles ont favorisé des abus et des dérives comme la stigmatisation d’une partie de la population, en raison de son origine ou de sa religion.

La LDH met en garde contre ces dangereuses dérives et la création d’un véritable droit d’exception sans cesse renforcé qui ampute, de fait, sans retour, les droits et libertés de chacun-e, au mépris de l’Etat de droit et des engagements internationaux et européens de la France.

La LDH, avec toutes ses sections locales, s’adressera aux parlementaires sur le contenu de ces lois en rappelant pourquoi elle estime nécessaire de rompre avec l’état d’urgence.

Elle participera partout, le 10 septembre, aux rassemblements et aux manifestations contre l’état d’urgence permanent, qu’il se cache derrière une décision d’exception ou qu’il soit le résultat de sa normalisation.