Au FN, les premiers règlements de comptes

7 mai 2017 Par Marine Turchi

– Mediapart.fr

Marine Le Pen, le 7 mai 2017. © Reuters

En recueillant moins de 35 % des voix, Marine Le Pen déçoit son camp. Dès l’annonce des résultats, la candidate a pris les devants en annonçant « une transformation profonde » de son parti. En interne, plusieurs cadres remettent déjà en cause sa stratégie, et celle de son vice-président, Florian Philippot.

« Le “à qui la faute?” a commencé », résume à Mediapart un membre de l’équipe de campagne de Marine Le Pen. Après une première semaine d’entre-deux-tours habile, Marine Le Pen a réalisé une fin de campagne chaotique qui l’a conduite en dessous de la barre des 35 % des suffrages exprimés dimanche soir. Si elle progresse encore en voix, et est parvenue à trouver un allié en la personne de Nicolas Dupont-Aignan, la candidate du FN déçoit ses troupes, qui espéraient accrocher un écart resserré avec Emmanuel Macron.

Dès l’annonce des premiers résultats, peu après 20 heures, Marine Le Pen a pris la parole pour reconnaître sa défaite tout en se félicitant d’un « résultat historique » et d’une « stratégie d’alliances » déjà engagée. Mais elle a aussi pris les devants en promettant « une transformation profonde » du Front national, en vue des élections législatives. Un passage obligé car la présidente du FN fait déjà face aux premiers règlements de comptes dans son camp. En cause, la stratégie menée, et l’enfermement de la candidate avec quelques conseillers, dont le médiatique vice-président du FN, Florian Philippot.

Fin janvier, la révélation de l’affaire Fillon avait remotivé les frontistes dans une séquence où les primaires avaient balayé Marine Le Pen des radars médiatiques. Elle avait aussi eu l’avantage pour les frontistes de mettre un couvercle sur les divisions, exacerbées cet hiver, entre les partisans de l’omniprésent Florian Philippot et les tenants d’une ligne libérale-conservatrice incarnée par Marion Maréchal-Le Pen. « Avec Fillon, on se régale, c’est du bon pain ! », commentait alors un membre du bureau politique du FN. « Fillon est cuit, Macron va ramasser d’un côté et nous de l’autre. Reste à savoir combien de voix. »

Quatre mois plus tard, il se dit, comme d’autres, « affligé ». « Tout le monde se renvoie la faute, et se défile. Moi, je refuse tous les médias. Qu’ils se démerdent », lâche-t-il. Un autre cadre frontiste, anti-Philippot, rapporte à Mediapart une « ambiance règlement de comptes », et se désole : « Avant le débat, Marine était présidentiable, elle avait fait une bonne séquence la semaine d’avant, Whirlpool et le bateau [dans le port du Grau-du-Roi, dans le Gard – ndlr], c’était bien joué, le ralliement de Dupont-Aignan aussi, et les gens à droite n’attendaient que ce fichu débat pour se décider. J’entendais des mecs de droite partout dire “m’en fous, je vote Marine”. Après le débat, dans notre fédé on se prend des courriers avec des cartes du Front coupées en deux. »

Les mauvaises nouvelles sont tombées les unes après les autres : les propos du vice-président Jean-François Jalkh sur la Seconde Guerre mondiale exhumés dans la presse, un débat raté, Marine Le Pen chahutée lors de deux déplacements, en Bretagne puis à Reims. La faute à qui ? « La campagne n’a pas été séquencée. On a développé des trucs à droite à gauche, ce qui fait que 15 jours avant le premier tour, il n’y avait plus de kérosène dans le réservoir et Marine a commencé à décrocher, la campagne tournait à vide. »

Un brin cynique, ce cadre est persuadé que « sans l’attentat deux jours avant le premier tour, Marine n’était pas au second tour ». Il va plus loin : « Cinq ans de Hollande, 300 morts dans les attentats, une situation économique désastreuse, du chômage de partout, des problèmes identitaires très forts, une France fracturée, et on fait 21 % au premier tour ? Vaut mieux arrêter tout de suite ! »

 © Reuters

C’est d’abord la stratégie de campagne et le positionnement de Marine Le Pen qui sont remis en cause. « C’est quoi le slogan de campagne de Marine Le Pen?, interroge le même. La France apaisée ? Au nom du peuple ? Choisir la France ? » Selon lui, la candidate avait au départ su éviter un écueil récurrent des campagnes frontistes : ne pas mener une « campagne idéologique et doctrinaire ». « Avant, il fallait quasiment se convertir pour voter Front national. Là non, c’était assez ouvert, compréhensible, le message passait, Marine a même fait de la vraie politique sur une partie de sa campagne. » Mais pour une partie du Front national, la candidate n’a pas su tirer parti du naufrage du candidat de droite. « Rien ne s’est passé comme prévu, Fillon explose en plein vol, Hamon est mort, Mélenchon remonte, et là Philippot et ses sbires reviennent en disant “Mélenchon ça marche, donc faut faire du Mélenchon”. À partir de là, on retourne dans une campagne idéologique. Philippot avait fait le même coup en 2012, c’était un désastre. Il nous a mis dedans de force, à raconter qu’au bout de six mois on paierait nos baguettes en francs. Il nous a fait perdre un report de voix à droite. »

Pour le membre du comité stratégique de campagne cité plus haut, la candidate a été « enfermée par Philippot et son équipe, qui ont verrouillé la campagne ». « Il y avait une concurrence entre les frères Philippot d’une part et Philippe Olivier d’autre part. Pour le débat, Marine a été conseillée par Gilbert Collard d’abord, puis les frères Philippot sont passés derrière. Et les sorties “bourrines”, l’agressivité du débat, c’est Philippe Olivier. Aujourd’hui, ils se rendent compte que ça a dysfonctionné. » Certains se plaignent d’avoir été déprogrammés des plateaux TV, au profit de Florian Philippot ou des tenants de sa ligne. Gilbert Collard aurait été écarté de la soirée électorale du premier tour, à Hénin-Beaumont. Déjà écartée de l’émission politique de France 2, le 10 novembre, au profit de Florian Philippot, Marion Maréchal-Le Pen se serait à nouveau vu refuser par Marine Le Pen d’être l’« invitée surprise » de la chaîne, face à Emmanuel Macron, le 6 avril. Ce n’est qu’au prix d’un passage en force que certains seraient parvenus à aller sur les plateaux.

Des connaisseurs des dossiers économiques avaient proposé des fiches sur la sortie de l’euro ou l’écu : ils se sont heurtés à des refus. « La communication a pris le pas sur le fond », se désole ce cadre. De l’avis de tous, c’est sur ce sujet de l’euro que le Front national est allé « au plantage ».

Avant même le raté du débat, des cadres frontistes ont paru désarmé sur la question de l’euro. Sur BFMTV, le1er Mai, Sébastien Chenu a ainsi enchaîné les coups face au porte-parole d’Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux (voir la vidéo ici).

Pour l’historien Nicolas Lebourg, spécialiste de l’extrême droite, « cette question qui était censée les crédibiliser par rapport aux classes moyennes supérieures, diplômées, est devenue leur boulet et au contraire les décrédibilise ». « La campagne de 2012, à partir de janvier, était entièrement organisée autour de la question de l’euro. Mais en cette année-là, chose incroyable, Marine Le Pen fait moins chez les plus diplômés que ne fait son père en 1988. La sortie de l’euro leur casse leurs reports de voix aux élections intermédiaires. Et résultat, lors du débat, mercredi, Marine Le Pen nous explique que les entreprises payaient en écus en 1992. Ce n’est même pas du niveau d’une terminale économique. » « Marine a foutu en l’air sa campagne. Elle n’a fait passer aucun message, elle s’est immolée en direct à la télé. Il n’y a pas de travail ! », se désole ce cadre.

« Il faut travail de refondation du mouvement national, assez rapidement ».

Le soir du débat, plusieurs sites de la « fachosphère » se sont montrés très déçus de la performance de leur candidate. « On a perdu les indécis », commentait sur Facebook un militant. À l’extrême droite, plusieurs voix se sont élevées. Comme celle de l’ancien président du FNJ, Julien Rochedy, sur Twitter : « Dans ce débat depuis le début, pas un mot sur l’immigration. L’un des sujets le plus important, et rien du tout. Bravo »; « Voila. Marine Le Pen catastrophique sur l’Euro. Voilà ».

Ou celle du maire de Béziers, Robert Ménard. « Je pense toujours que la sortie de l’euro voulue par Marine Le Pen est anxiogène, une erreur », a-t-il souligné au micro de Sud Radio.

Outre la stratégie et le boulet de l’euro, c’est l’organisation de l’appareil qui a pêché. Un cadre souligne que les MacronLeaks révèlent « au moins une chose » : « que leur campagne était super organisée, préparée. Il y avait 60 permanents, des centaines de volontaires, des boîtes de pubards, des politiques. Ils ont fait un étude marketing avec une stratégie de lancement produit. Ils ont trouvé que les kirkizes étaient susceptibles d’acheter un certain nombre de yahourts, sauf que personne ne parle kirkize, donc ils sont allés chercher des gens au PS qui sont de vrais professionnels, et ont un passé politique. Ce parti qui n’existait pas il y a un an est en passe de devenir le parti de la majorité du gouvernement, parce qu’ils ont des réseaux et les ont utilisés. »

Au contraire, selon lui, le FN n’aurait pas su s’organiser au niveau « macro ». « Des gens comme Philippe Vardon [ex-leader des identitaires à Nice devenu l’un des conseillers de la campagne frontiste – ndlr] sont bons au niveau “micro”, pour faire des petits coups, de l’agit-prop, des meetings de rue. Mais on ne fait pas de l’agit-prop quand il faut parler à des millions de personnes. C’est comme mettre à la tête d’Orange votre bon épicier qui est en bas de chez vous… Le problème c’est qu’il n’y a pas les ressource matérielles et humaines. On fait de la vieille politique », dit-il en citant le flop des conseils de Philippe Olivier pour le débat.

Le Front national avait évoqué « une soixantaine » de hauts fonctionnaires planchant dans le comité les Horaces, coordonné par l’énarque Jean Messiha, récente recrue de la candidate. Mais aucun média n’a pu voir ces petites mains du projet 2017. « Être sur BFM matin, midi et soir ne signifie pas être devenu un parti professionnel, relève le chercheur Nicolas Lebourg. En réalité, leur niveau de professionnalisation est inférieur à ceux des cadres mégrétistes. On n’a pas encore un appareil qui ressemble à celui d’avant 1998, même si beaucoup ont expliqué à quel point ils étaient des grands professionnels, loin de l’époque Gollnisch. Au final, l’amateurisme a été total. »

Certains ont à nouveau vu un grand amateurisme lorsque Marine Le Pen a utilisé face au journaliste italien du Corriere de la Serra une formule au double sens très lourd. Rien n’exclut « une divine surprise » – qui fut aussi l’expression de Charles Maurras pour saluer le régime de Vichy en 1940 – ndlr) – dimanche, a-t-elle dit.

 Marine Le Pen lors de son dernier meeting de campagne, à Ennemain, le 4 mai 2017. © Reuters

La présence du clan des ex-Gudards a aussi suscité des remous pendant la campagne. La « GUD connection » – ce réseau informel d’anciens militants du GUD entourant la présidente du FN – est apparue en marge de plusieurs événements, sans se cacher: Frédéric Chatillon, vieil ami de Marine Le Pen embauché dans la campagne comme « coordinateur print et web », son ami le conseiller régional Axel Loustau, qui a pris la tête de la cellule finances, ou encore l’expert-comptable attitré du FN, Nicolas Crochet. Au Front national, certains en ont eu assez de voir le tandem Loustau-Chatillon faire la Une des journaux – ils sont tous deux mis en examen dans l’affaire du financement du FN et accusés d’antisémitisme. Leur présence lors du lancement de campagne, à Lyon, début février, et leur passage au bar des identitaires la Traboule, a provoqué la colère de certains cadres, dont certains ouvertement. Gilbert Collard et le conseiller régional Jean-Richard Sulzer s’en sont ainsi plaints directement auprès de la candidate par téléphone: « Chatillon, on n’en veut pas! ».

« C’est un prestataire », a botté en touche Marine Le Pen, à nouveau. Un prestataire qui joue pourtant les conseillers politiques officieux. Comme lorsqu’il est aux côtés de la candidate, la semaine dernière, pendant une interview avec le journaliste italien du Corriere de la Serra. Ou lors du dernier meeting, dans la Somme, où il s’affiche avec son ami Jildaz Mahé O’Chinal, autre ancien du GUD. « Dédiabolisation, mon cul! », peste un frontiste.

Au QG de campagne de Marine Le Pen, rue du Faubourg-Saint-Honoré, l’équipe des Gudards et leurs jeunes pousses, à la tête de plusieurs prestataires du parti, ont fait fuir certaines bonnes volontés. « Toute la bande est planquée dans les locaux, peste un membre du Comité stratégique de la campagne. Les frontistes classiques en ont marre, beaucoup n’y mettent pas un pied », nous assurait l’un d’eux cet hiver. « Parrain » de cette GUD connection et éminence grise de Marine Le Pen, le discret Philippe Péninque était lui présent à la soirée électorale du premier tour, à Hénin-Beaumont.

La stratégie du réalignement à droite pourrait s’imposer

L’amateurisme du Front national est aussi apparu dans sa stratégie de la transgression. Intox, contre-vérités, attaques virulentes contre son adversaire mais aussi les journalistes: la candidate comme ses lieutenants n’ont pas posé de limites. Dernier exemple en date: ce faux SMS abondamment relayé par tous les responsables de campagne:

Philippot a d’ailleurs été le premier dirigeant politique à relayer la sortie de “MacronLeaks”, vendredi soir:

Même intox sur la rumeur d’un compte offshore d’Emmanuel Macron aux Bahamas, de son oreillette supposée pendant le débat télévisé, ou les propos de Marine Le Pen tenus sur François Fillon dans un journal italien.

Cette stratégie de la transgression n’a-t-elle pas repoussé certains électorats? La politologue Nonna Mayer, qui a coordonné en 2012 une grande étude sur les électeurs de la présidentielle, rappelle que cette année-là, Marine Le Pen était parvenu à lever les réticences des femmes à voter pour l’extrême droite. « L’effet “genre” a disparu en 2012. En 2017, Marine Le Pen a misé sa campagne sur les femmes. Mais les dernières études, notamment celle de Jérôme Fourquet, montrent que le facteur genre revient. » Pour la chercheuse, l’une des explications est « que les femmes restent malgré tout encore plus sensibles à la violence et à la transgression et que le débat a joué une influence de ce point de vue ».

Hier premier parti chez les jeunes (18-25 ans) – quand ils se rendent aux urnes –, le Front national semble avoir pâti de la campagne de Jean-Luc Mélenchon. « Fillon touche les plus vieux, Mélenchon les plus jeunes et Marine Le Pen la tranche d’âge au-dessus, les actifs », explique Nonna Mayer. Cela n’a pas empêché Marine Le Pen de progresser encore considérablement en voix pendant cette campagne par rapport aux dernières élections. Mais ce score déçoit ceux qui pensait pouvoir viser d’un écart resserré – 55/45% – afin de lancer une dynamique solide pour les législatives.

« Si on passe d’une centaine de députés espérés à quinze, ça va ruer dans les brancards! Mais le défouloir sera en juillet ou en septembre, pas avant les législatives », analyse le membre de l’équipe de campagne déjà cité. « Le premier qui va bouger dans les semaines après le second tour, il est susceptible de perdre sa circo. Donc personne ne bougera une oreille avant les législatives, les gars ça fait cinq ans qu’ils attendent ça », abonde un cadre, qui pousse pour un « travail de refondation du mouvement national, assez rapidement »« Marine a montré ses limites, et une troisième candidature, ce sera sans beaucoup de gens. Les gens en ont soupé du culte de la personnalité de Marine », veut-il croire. Pour autant, la présidente (en congé) du FN reste incontestée en interne et peu s’aventurent à remettre en question sa ligne. Elle bénéficie par ailleurs d’un appareil verrouillé, dans l’optique du prochain congrès, qui devrait se tenir à Lyon, en février 2018.

Alors qui sera le fusible? La logique serait que Florian Philippot serve de paratonnerre. En tout cas jusqu’aux législatives. « Il devra sauver sa peau sur le nombre de députés, car certains disent : “En-dessous d’un groupe parlementaire, on le dégage” », rapporte le chercheur Nicolas Lebourg. Difficile pourtant d’imaginer Marine Le Pen se séparer de celui est tout à la fois son bras droit et un très proche. « Il ont une relation qui est folle, presque anti-politique », relève Lebourg. « Marine ne pourra pas juste dire“c’est le système”, car si ce n’est pas faux, ce n’est pas suffisant pour expliquer la défaite », commente ce cadre, qui voit un autre grand perdant: le nouvel allié du FN, Nicolas Dupont-Aignan. « Il s’est tiré une balle dans le pied. Aujourd’hui, il doit être en boule sous la douche en train d’écouter les discours de Malraux ».

 La députée frontiste Marion Maréchal-Le Pen à Marseille, le 19 avril 2017. © Reuters

Qui peut être le grand gagnant de cette défaite? Le regards se tournent vers l’autre garante de la marque Le Pen, Marion Maréchal. « Il y a un couloir évident, reconnaît Nicolas Lebourg. Le temps politique s’est considérablement accéléré et Marine Le Pen a droit à encore un tir en 2022, mais pas plus. Donc il faut qu’il préparent la relève au FN, et c’est ce qu’ils vont faire. » Pour l’historien, « le profil de jeune premier d’Emmanuel Macron, son âge (39 ans – ndlr), vont donner un coup de vieux à tout le monde, dont le FN. C’est la huitième candidature des Le Pen à une élection présidentielle », rappelle-t-il.Les partisans de la députée du Vaucluse ne manqueront pas de souligner, selon Lebourg, qu’« après s’être cassé huit fois les dents sur la présidentielle, c’est bien la preuve que notre destin est d’abord le réalignement à droite et une ligne d’enracinement dans les territoires ». Selon lui, une telle stratégie rationnelle permettrait aussi de « consolider les rangs du parti, faire des alliances électorales locales si possible, et distribuer des postes dans les conseils municipaux et régionaux et rétribuer ses troupes ».

La stratégie du repositionnement sur la droite pour réussir et obtenir des postes à distribuer – comme cela est déjà le cas en Provence-Alpes-Côte d’Azur, à Béziers –, pourrait alors s’imposer une ligne politique et une analyse stratégique de la présidentielle. L’historien rappelle d’ailleurs que « le seul survivant des mairies FN des années 1990, c’est Jacques Bompard ». Toujours député et maire d’Orange, dans le Vaucluse, le sexagénaire défend, comme Robert Ménard à Béziers, une ligne ancré à droite, loin du « ni droite-ni gauche » défendu hier par Samuel Maréchal ou aujourd’hui par Florian Philippot et Marine le Pen.

Dimanche soir, Marion Maréchal-Le Pen sera loin des images de défaite au Chalet du Lac, à Vincennes. La députée, qui a songé cet hiver à arrêter la politique, sera sur ses terres de Carpentras, avec quelques passages médias prévus. Candidate à sa réélection aux législatives, la défaite pourrait la remotiver. « On va se replier dans le réduit marioniste, faire quelques télés, et attendre que ça passe », confie à Mediapart un de ses proches.

Prolonger

Boite Noire

URL source: https://www.mediapart.fr/journal/france/070517/au-fn-les-premiers-reglements-de-comptes
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