Qui sont les trente proches de Marine Le Pen qui comptent au sein du FN ?


Figures historiques, transfuges de la droite, anciens du GUD… « Le Monde » passe au crible le parcours des personnalités importantes dans l’entourage de la candidate du Front national.

Floran Philippot, Marine Le Pen et Louis Alliot, en 2011.
Floran Philippot, Marine Le Pen et Louis Alliot, en 2011. JACQUES DEMARTHON / AFP

Six ans après son arrivée à la tête du Front national (FN), Marine Le Pen a vu sa stratégie de dédiabolisation couronnée par son accession au second tour de l’élection présidentielle. Pour normaliser l’image de sa formation, la candidate du FN est allée en 2015 jusqu’à en exclure son père Jean-Marie, le président fondateur du parti. Elle a promu des figures nouvelles, à l’apparence respectable et aux diplômes rassurants, à l’image de son bras droit Florian Philippot, sorti d’HEC, ou du coordinateur de son projet Jean Messiha, diplômé de l’ENA.

Pourtant, derrière cette nouvelle vitrine, l’arrière-boutique reste trouble. On retrouve autour de la candidate frontiste de nombreuses personnalités au pedigree moins lisse. Passé extrémiste, dérapages antisémites, casseroles judiciaires : Le Monde passe au crible le parcours de la trentaine de personnalités qui comptent aujourd’hui au Front national. Les noms de certains apparaissent en toutes lettres sur l’organigramme officiel de campagne de Marine Le Pen. D’autres restent dans l’ombre. Mais tous pourraient être amenés à jouer un rôle en cas d’accession de la candidate frontiste à l’Elysée.

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Le premier cercle

Dans ce premier cénacle de la campagne, on retrouve à la fois des proches promus par Marine Le Pen (Florian Philippot, David Rachline, Steeve Briois) et des figures historiques du FN qui lui ont prêté fidélité après son élection à la présidence du FN, en 2011, comme le trésorier Wallerand de Saint-Just. Beaucoup sont impliqués dans une ou plusieurs des affaires judiciaires qui menacent le parti.

Les figures du parti

Sans être forcément des proches de Marine Le Pen, leur poids politique leur confère un rôle important dans la galaxie frontiste.

Les nouveaux venus

Transfuges de la droite, Sébastien Chenu et Jérôme Rivière ont constitué des prises de choix pour Marine Le Pen, soucieuse de montrer qu’elle peut rassembler au-delà de l’espace politique traditionnel du FN. L’arrivée récente de Philippe Vardon, ancien dirigeant du Bloc identitaire et condamné pour violences, est moins conforme à la stratégie de dédiabolisation, mais répond au besoin de disposer de cadres bien formés.

Les figures de l’ombre

Moins visibles dans les médias et dans les organigrammes officiels, ces proches de Marine Le Pen présentent un visage moins respectable du « marinisme ». Axel Loustau et Frédéric Chatillon sont au cœur de la « GUD connection », une galaxie de sociétés pilotées par des anciens du Groupe union défense, un syndicat étudiant d’extrême droite à la réputation sulfureuse. Avec l’expert-comptable Nicolas Crochet, ils sont aujourd’hui dans le viseur de la justice pour des malversations supposées autour des précédentes campagnes du FN.

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