Un texte capital d’Henri Leclerc

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A diffuser largement.

http://bit.ly/1mOa92v

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Henri Leclerc, président d’honneur de la LDH, s’exprime sur la déchéance de nationalité..

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Le président d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme ne perd pas, lui, son honneur.


POLITIS : Des canons à neige contre le réchauffement climatique..

Des canons à neige par milliers pour faire oublier le réchauffement climatique

Des milliers de canons à neige ont commencé à entrer en action dans les stations de montagne pour tenter de dissimuler les conséquences du dérèglement climatique qui touche la plupart des pistes de ski françaises : il n’y a pas de neige ou bien peu dans la moyenne montagne. Et il n’y en aura probablement peu ou pas du tout pendant les vacances de fin d’années. Non seulement il n’a pas neigé mais les précipitations neigeuses manqueront de plus en plus pour cause de changement climatique en cours.

Tout en feignant d’ignorer ou de nier les menaces provoquées par le réchauffement et les modifications du régime des précipitations, alors qu’elles sont annoncées depuis des années par les climatologues, les responsables des stations ont accumulé les canons à neige destinés à masquer la situation. Poussés par les revendications des commerçants et autres hôteliers qui exploitent à la fois les amateurs de sport de neige et les travailleurs précaires mal payés et logés dans des abris précaires.

Les canons qui produisent « la neige de culture » (l’expression neige artificielle est bannie depuis des années…) sont au moins 6000 installés sur le domaine skiable français. Chiffre approximatif et sous-évalué car les associations professionnelles se refusent à donner des précisions. Mais il suffit de savoir, par exemple, qu’il en existe 1500 dans les stations de Miribel et de l’Alpe d’Huez pour mesurer le caractère de plus en plus artificiel et dangereux pour l’environnement de « l’industrie » des sports d’hiver. Prés de 30 % des pistes sont actuellement équipées.

Il y a d’abord les nuisances sonores qui dérangent toute la faune et évidemment les habitants proches des engins. La faune et la flore et ce qui reste des zones marécageuses de montagne, sont aussi mises en danger de deux façons : d’abord pendant les travaux d’installation et ensuite par le creusement des barrages et des retenues d’eau. D’autre part, parce que toutes les installations doivent être grillagées pour éviter que des touristes tombent dans ces lacs artificiels aux pentes abruptes ou approchent des canons en fonctionnement. Ces barrières de grillage sur quelques milliers d’hectares de montagne, interdisent à une partie de la faune de se déplacer librement pendant toute l’année. Enfin les 30 millions de mètres cubes d’eau utilisés chaque saison manquent aux torrents à des périodes où ils sont à l’étiage.

On ajoutera que la mince couche de neige artificielle déposée sur les pistes et leurs abords, n’enfouissent pas suffisamment les pierres et les rochers. Ce qui rend plus dangereuses la pratique du ski…

Merci à POLITIS

http://www.politis.fr/Des-milliers-de-canons-a-neige-en,33498.html?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook


Sortir de l’état d’urgence

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Après l’appel « Nous ne céderons pas ! », une centaine d’organisations ont rendu public le texte « Sortir de l’état d’urgence » au cours d’une conférence de presse, le 17 décembre 2015.

En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception ; ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.

La volonté de se rassembler et de manifester ensemble a prévalu après les attentats commis à Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. Elle prévaut encore. Or, depuis le 13 novembre 2015, les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se multiplient. Manifester n’est plus un droit, et les rares concessions accordées par les préfectures, qui attendent souvent le dernier moment pour informer de leurs intentions, entravent dans les faits son exercice.

Le ministère de l’Intérieur justifie tout cela par son incapacité à sécuriser les parcours alors même qu’il autorise, dans le même temps, les rencontres sportives et des événements tels que les marchés de Noël, qui se tiennent sur la voie publique. L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns, des condamnations. Qui peut croire que cela soulage les autorités ? La censure, ici, s’avère doublement contreproductive…

L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement de fiches possiblement erronées, de dénonciations, d’informations et de soupçons sujets à caution. Plus de deux mille six cents intrusions discrétionnaires sont intervenues à domicile, dans des mosquées, des commerces, interventions souvent violentes, sans qu’aucune mise en examen pour terrorisme n’ait eu lieu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.

Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Ces graves restrictions sont appliquées, sans distinction, et de manière massive, d’autant que les juridictions administratives ont montré qu’elles s’en accommodent, quitte à ce que les libertés en souffrent. Elles reprennent à leur compte toutes les allégations du ministère de l’Intérieur et, comble de la démission, sont nombreuses à considérer qu’il n’y aurait pas d’urgence à statuer sur l’état d’urgence.

L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas «  les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.

Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, FN en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la Constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.

Ces multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.

Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à :

  • jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques ;
  • rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester ;
  • cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires et à agir dans le cadre de procédures judiciaires ;
  • mettre en place des garanties effectives de contrôle ;
  • lever l’état d’urgence ;
  • renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable.

 

Paris, le 17 décembre 2015

 

Signataires :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, L’Appel des appels, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip),  Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CGT-Police Paris, Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Stop le contrôle au faciès, Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE),  Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination des collectifs AC !, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs International, Euromed Feminist Initiative (IFE-EFI), Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes Solidaires, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fondation Danielle Mitterrand France Libertés, Genepi, Ipam, La Cimade, La Ligue de l’enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Planning familial, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Solidarité laïque, Sud Intérieur, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature, Syndicat de la médecine générale, Syndicat national des arts vivants (Synavi), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national unitaire interministériel des territoires, de l’agriculture et de la mer (SNUITAM – FSU), Syndicat national travail emploi formation professionnelle – CGT (SNTEFP-CGT), Unef, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit).

 

Associations locales et autres :

Asti 93, Collectif 07 stop au gaz et huile de schiste, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, la revue Ecole émancipée, Espace franco-algérien, Faucheurs volontaires de la Loire, la revue Inprecor, le journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne, Vigilance OGM 18.


Nice: Claire, militante associative, jugée pour avoir aidé des migrants

Solidarité avec Claire..

JUSTICE Elle avait été interpellée en juillet alors qu’elle aidait deux réfugiés entre Nice et Antibes… 

Les associations de défense des droits humains soutiennent la militante.
Les associations de défense des droits humains soutiennent la militante. – M. Frénois

Mathilde Frénois

Claire est une militante niçoise. Accusée d’avoir « facilité la circulation irrégulière de deux étrangers en France », elle se présentera ce vendredi après-midi devant le tribunal de grande instance de Grasse.

L’affaire remonte au 13 juillet. « A la gare de Nice, Claire participait à une action collective qui consistait à vérifier qu’il n’y ait pas de contrôles au faciès à la gare de Nice », explique Annie Carton de Réseau éducation sans frontières. Sur le parvis, elle rencontre deux Erythréens, un garçon de 15 ans et une jeune femme.

Interpellée et menottée

« Claire les prend en charge à leur demande », insiste Annie Carton. Tous deux embarquent alors dans sa voiture direction la gare d’Antibes. Avec un espoir : monter dans un train, échapper au contrôle policier et ainsi rejoindre l’Europe du nord où les attendent leurs familles respectives.

A Antibes, la militante, maître de conférences à la retraite, est interpellée par la police aux frontières. « Elle est menottée puis emmenée à la caserne Auvare. Elle y reste une nuit en garde à vue et son logement est perquisitionné », s’insurge la responsable de RESF.

La résistance s’organise

Face à cette situation qu’elles jugent injuste, les associations militantes de défense des droits de l’homme ont manifesté leur soutien mardi soir place Garibaldi. « Cette citoyenne n’a fait que son devoir. Elle va être jugée pour des actes que n’importe qui aurait pu commettre au vu de la problématique humaine qui se jouait », affirme Philippe un militant qui, derrière sa pancarte, s’identifie à Claire.

Tous viendront la soutenir au tribunal avec le sentiment que, eux aussi, auraient pu se retrouver dans cette même situation.


La section LDH-SARLAT fait partie du collectif solidarité migrants 24

Affiche_collectif_migrants


Plafond de sécurité, et bouclier de verre (ou l’inverse)

Merci au site « Arrêt sur images ».
chronique du 14/12/2015 par Daniel Schneidermann

Quel soulagement ! Mais quel soulagement. Pas une seule région pour le FN ! Le « plafond de verre », que tous les éditorialistes de France ont découvert, ravis, dimanche soir, a donc fonctionné. D’accord, il est de plus en plus bas, le plafond de verre, on s’y cogne de plus en plus vite. Mais peu importe. Le « plafond de verre » nous protège du FN, aussi efficacement que le « bouclier de sécurité » de Valérie Pécresse va protéger les Franciliens.

On ne s’y est peut-être pas assez intéressés, mais la nouvelle présidente de la Région Ile de France a promis dimanche soir de mettre en place, « dès vendredi », son bouclier de sécurité autour de la Région. Un bouclier de sécurité ? Oui. Dès vendredi, donc, des portiques de sécurité seront installés dans les lycées, les délinquants multirécidivistes des transports seront interdits de transports, les fichés S du service public seront licenciés, et les policiers municipaux seront armés. Ne riez pas, c’est dans le programme de la nouvelle présidente, photo à l’appui. Il s’est donc trouvé une majorité d’électeurs d’Ile de France pour voter pour ce programme, dans lequel, comme le démontreront dans les prochaines heures nos amis fact-checkeurs de la presse, le loufoque le dispute à l’inapplicable, mais qui « pour un certain nombre d’entre elles, ont vocation à aboutir dans les prochains mois », lui avait répondu Cazeneuve à l’Assemblée. De même qu’il s’est trouvé une majorité d’arverno-rhônalpins pour voter pour Wauquiez, le champion du roman-photo, lequel, au lendemain des attentats, préconisait lui carrément d’interner ces mêmes fichés S (ce qui résout ingénieusement le problème de leur éventuelle présence dans le service public).

Soulagement dans le soulagement, le PS sauve les meubles. Oui, le parti de Cazeneuve-Valls-Hollande, qui n’a pas de déclarations d’amour assez fermes pour « les valeurs de la République », mais a assigné à résidence des militants écolos pour qu’ils ne troublent pas la COP21 (voir notre émission, si vous avez le cœur à ça), et envisage de prolonger l’état d’urgence autant qu’il le faudra, pour sauvegarder « l’art de vivre » à la française. Tout ceci est certes contrariant. Mais finalement secondaire, puisque Marine Le Pen, la preuve est faite, se cogne au « plafond de verre ». N’est-ce pas l’essentiel ?

bouclier sécurité Pécresse