Protégé : L’université face à un afflux de « faux » étudiants boursiers

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Après le vote du mariage gay, quel avenir pour les néocons?

http://wp.me/p3hFIv-ao

Merci à Marianne et Nicolas Domenach.

 


L’Opéra de Bordeaux est prié par le ministère de prendre des risques

Un rapport du ministère de la Culture juge sévèrement la maison bordelaise

http://www.sudouest.fr/2013/05/23/l-opera-de-bordeaux-p-rie-de-prendre-des-risquesun-conseil-d-administration-peu-qualifie-les-payeurs-peu-informes-1061716-2780.php

Pour l’Opéra de Bordeaux, le label Opéra national confère un prestige inestimable, assorti d’une coquette subvention. Mais en contrepartie, il astreint au respect d’un cahier des charges drastique ainsi qu’à une inspection particulièrement tatillonne de la part du ministère de la Culture à chaque renouvellement de convention (tous les cinq ans). « Sud Ouest » a pu se procurer le rapport d’inspection de la structure bordelaise, forte de 30 millions d’euros de budget (dont une grande partie d’argent public). Sans remettre en cause l’éligibilité de la maison bordelaise au Label national, les inspecteurs ont tenu à marquer de façon appuyée leurs exigences et à inciter, quitte à fâcher, la structure à aller plus loin sur certains points. Exemples.

  • Un épais « matelas de sécurité »

Les inspecteurs ont découvert que l’Opéra de Bordeaux n’est pour l’instant pas dans le besoin. Sur les cinq dernières années, l’ONB a accumulé un excédent de… 1,8 million d’euros. Ce qui, selon les agents de l’État constitue « un matelas de sécurité très rare aujourd’hui dans les structures du spectacle vivant ».

Les payeurs peu informés ?
Encore un effort ! Certes, le rapport ne tarit pas d’éloges sur les progrès faits en matière de gestion par l’Opéra de Bordeaux et notamment sur les outils dont il s’est doté. Dernière étape : communiquer les résultats.« Cette amélioration très nette des outils de gestion nous conduit à penser qu’une présentation précise de la charge que représente l’activité des différents secteurs tels : ’orchestre, le ballet, le chœur, l’activité lyrique, est aujourd’hui tout autant possible qu’elle est nécessaire », s’enflamment les auteurs.

Cette revue en détail permettrait selon eux « de beaucoup mieux définir les perspectives de développement de chacun, et de hiérarchiser davantage les financements à leur affecter […] ». Las, « ces données ne sont aujourd’hui pas fournies aux tutelles qui ont sans doute elles-mêmes la faiblesse de considérer cette situation comme un fait acquis ».

Faut-il comprendre que les payeurs n’ont qu’une vision superficielle de l’utilisation des quelque 20 millions d’euros de subventions allouées ?

Selon le rapport, qui n’a pas poussé la cruauté jusqu’à mettre en regard cette manne avec les 2,5 millions d’euros volatilisés ces dernières années et révélés par l’incroyable affaire de détournement de fonds (lire « Sud Ouest » du 20/04/2012 et du 16/03/2013), ce confort financier « témoigne des avancées accomplies en matière de rigueur et de gestion pendant cet exercice ». Mais il est également largement issu d’une jolie moisson de subventions. Ainsi, avec 15,2 millions d’euros en 2010, « 25 % du budget culturel de la ville de Bordeaux » est absorbé par l’Opéra. La dotation de la Région se monte, elle, à 1,5 million. Quant à celle de l’État, forte de 4,3 millions en 2010, elle a progressé de 200 000 euros par an depuis cinq ans, tandis que les recettes propres de l’Opéra ne cessaient d’augmenter ! Une rallonge automatique de subvention dont « la nécessité comptable et financière n’apparaît pas aujourd’hui », constatent les rapporteurs.

« Une telle situation, et notamment le taux d’accroissement de plus de 16 % de la contribution de l’État dans une période de forte contrainte budgétaire pour tous les acteurs du spectacle vivant, en particulier pour les petites compagnies, renvoie l’ONB à quelques-uns de ses devoirs les plus forts de structure nationale en Aquitaine », peut-on lire dans le document. Mais s’il ne nie pas les qualités de l’ONB et son bilan loin d’être indigne, le rapport ne cache pas non plus l’agacement de ses auteurs. Et c’est notamment le projet artistique tout en prudence qui est abondamment pointé du doigt.

Ainsi, cet excédent financier conséquent autoriserait « quelques prises de risque qui font actuellement défaut », selon les inspecteurs qui déplorent notamment le peu de goût de la maison bordelaise pour l’innovation, ou le répertoire contemporain, relevant au passage que « sur 38 productions, l’ONB n’a réellement réalisé qu’une seule création ».

  • Charles Jude, roi du ballet

Incontestable star de la danse classique, disciple de Noureev, le danseur étoile Charles Jude règne en maître sur le ballet. « Directeur, danseur, mais également répétiteur, il peut, de par sa prestigieuse carrière, accompagner des solistes dont le recrutement reste sa prérogative absolue. » Un cumul qui se situe dans la lignée des « grands passeurs », sur le modèle de l’Opéra de Paris. Mais ce cumul n’est pas gratuit, relèvent les inspecteurs. S’il s’est fait une spécialité de relectures personnelles de grands titres classiques du XIXe siècle, le rapport note que ces « productions maison » appellent un cachet de chorégraphe (15 000 euros pour une création et 4 000 pour les reprises) en sus de son salaire de directeur (le deuxième salaire de la maison). Si la haute tenue de la compagnie menée par Charles Jude suscite moult satisfactions, le danseur étoile n’évite pas non plus quelques piques aiguisées.

Ainsi, le ministère s’interroge sur la façon dont certaines pièces sont « répétées et consolidées stylistiquement, en particulier lorsqu’elles sont au répertoire depuis longtemps et ne font pas forcément l’objet d’une nouvelle invitation à des personnes extérieures accréditées ». Quant à la programmation, là encore, c’est peu de dire qu’elle trouble les inspecteurs : « On pourrait espérer d’un opéra national qu’il sorte des sentiers battus et souhaiter que l’exception culturelle française échappe à une casse-noisettisation systématique des fêtes de fin d’années à l’anglo-saxonne. » Les rapporteurs ont ainsi relevé que ce « blockbuster chorégraphique » a vu six reprises depuis sa création et que, lors de la dernière saison, il constituait 45 % du total des représentations du Ballet à Bordeaux.

  • Le chœur n’a pas le cœur au travail

Ce n’est visiblement pas la fête parmi les 38 chanteurs du chœur. Si les rapporteurs pointent un « potentiel intéressant » et « un niveau de recrutement en hausse qualitative », ils relèvent que cela ne doit « pas dispenser d’une démarche de travail qui permette de hausser le niveau d’ensemble […] ». Or, « aucun travail ou suivi individuel n’est prévu dans le planning », regrettent les inspecteurs. Pour agrémenter le tout, ils ont repéré des « divisions dommageables » dues selon eux « à une succession du précédent chef de chœur (avant l’actuel titulaire) qui paraît s’être faite dans la douleur et la complication ». Du coup, la sérénité ne se fera, selon eux, qu’au prix de relations internes qui devront être « autrement apurées qu’actuellement ».

  • Orchestre excellent « potentiellement »

C’est sans doute l’orchestre qui paye le plus lourd tribut à la mauvaise humeur des inspecteurs. Fort de 108 musiciens, il est l’orchestre le plus important de France. Mais jusqu’à l’inauguration de l’auditorium il y a peu, il faut reconnaître qu’il ne bénéficiait pas d’un lieu favorable pour s’exprimer. Reste que la programmation, semble-t-il allergique au contemporain, suscite le courroux du ministère. « Si deux siècles et quelques décennies de répertoire sont cependant très bien diffusés, en revanche, avec 8 % de la totalité des œuvres jouées, les langages dits contemporains, d’avant-garde et même d’une actualité plus sage, constituent la portion restreinte du festin, et, avec moins de 1 %, la création en représente hélas à peine les miettes ».

Un bilan « très en dessous de la mission attendue, ce que n’explique pas seulement le fait de jouer dans un endroit peu propice tel que le Palais des sports ». Et les inspecteurs d’inviter à une programmation « plus inventive, plus audacieuse, plus proche des compositeurs vivants et en recherche de véritable innovation ». Une tendance que les inspecteurs seraient tentés d’appliquer peu ou prou à l’ensemble de l’Opéra. « Ni mal conduit, ni éconduit, l’ONBA demeure cependant ce beau prétendant qui ne rencontre toujours pas la destinée à laquelle il peut pourtant prétendre », déplorent-ils par ailleurs.

Du coup, longtemps privé de lieu adéquat, peinant à trouver sa place au sein de l’Opéra, l’ONBA est décrit comme très en peine par les inspecteurs. « Il faudra du temps pour retrouver des réflexes de travail minutieux de pupitre et de collectif qui font les grandes formations et qui manquent trop souvent aujourd’hui à l’Opéra ». Bienvenue, donc au nouveau chef, Paul Daniel, qui doit être présenté demain

Thierry Fouquet, directeur de l’Opéra : « Je préfère plus d’abonnés à un rapport élogieux »
Quelle lecture faites-vous de ce rapport ?En aucun cas il ne remet en cause le statut d’opéra national. Ce qui me révolte, c’est le fait que l’inspection ne correspond pas à un travail de cinq ans. Nos autres tutelles (mairie, Région) voient tous les spectacles, ça se fait dans la transparence. Les inspecteurs sont restés trois mois.

Plusieurs points sont épinglés, notamment le ballet…

C’est une maison de patrimoine, la seule après Paris à faire du ballet classique. Les inspectrices viennent du contemporain. Nous avons des divergences artistiques. Concernant « Casse-noisette », cela remplit les salles. Ce que je reproche, c’est que ces inspections sont menées par des personnes qui n’ont jamais géré des maisons d’opéra.

Concernant l’opéra, le rapport pointe la programmation

Nous avons touché à tous les répertoires. Maintenant s’ils disent qu’il faut faire du Salieri, parce qu’il y a eu un film, je suis navré Salieri est un compositeur médiocre et je n’en ferai pas dans cette maison. Nous proposons 35 productions par an, les inspecteurs en ont vu deux.

L’orchestre est jugé sévèrement, trop à vos yeux ?

C’est une des grandes déceptions que j’ai eue avec Kwamé Ryan (NDLR : le chef d’orchestre). Je lui ai laissé la liberté de la programmation. On a été déçus par le manque de vision sur la musique contemporaine.

Manquez-vous d’audace comme le dit le rapport ?

On ne peut pas prendre plus de risques. Quand je suis arrivé il y avait cinq opérettes par an, on aurait pu s’en contenter et faire tourner les 10 compositeurs connus. Il y a une exigence de prise de risque, d’un autre côté il faut satisfaire un public. Je préfère avoir 10 % d’abonnés par an, c’est le cas depuis cinq ans, que d’avoir un rapport élogieux qui ne me donne pas un sou.

Vous disposez d’un matelas financier qui autorise le risque ?

Il est en train de fondre. L’Auditorium sans programmation c’est 500 000 euros par an. On est passé d’une quinzaine de concerts au Palais des sports à une centaine de manifestations. Et les subventions sont gelées.

Difficile de ne pas mettre en regard l’excédent et les 2,5 millions évaporés…

Nous avons été meurtris par cette affaire. Même la Cour des comptes s’est fait avoir.

La Ville de Bordeaux a du mal à obtenir une compatibilité analytique de l’opéra

Ce serait dangereux. On fait dire ce qu’on veut aux chiffres. On n’est pas arrivés avec tous les opéras de France à déterminer les critères d’une comptabilité analytique. Mais tous nos chiffres sont publics.

Vous n’en avez pas assez de voir « Casse-Noisette » ?

J’adore ce ballet. Il y a des grands chefs-d’œuvre. Ce n’est pas par hasard que chaque année dans plusieurs villes du monde on le joue. Quand on fait 10 fois « La Traviata » ce n’est pas aventureux, mais cela fait connaître cet œuvre à un nouveau public.

Précisions :

23/09/13 : Lucio Silla 8 à 85€

21/10/13 : Otello 8 à 95€

16/01/14 : Porgy and Bess 8 à 85€

12/02/14 : Le Château de Barbe Bleue 8 à 85€

01/03/14 : Les Indes Galantes 8 à 95€

11/04/14 : Siegfried 8 à 55€

25/04/14 : La lettre des sables 8 à 55€

27/05/14 : Anna Bolena 8 à 85€

8 productions d’opéras pour toute la saison 2013-2014 à l’Opéra de Bordeaux.

Tarifs :

  • 640 € pour assister aux 8 représentations [tarifs les plus élevés]

  • 64€ pour assister aux 8 représentations [tarifs les moins élevés]

  • Reste à connaître le contingent des places à 8€ pour définir  le  pourcentage de l’offre aux personnes les moins aisées par rapport aux personnes  plus aisées.

Nous prendrons contact avec le Théâtre de Bordeaux dans les jours prochaines pour préciser cette notion.

Notons une seule création contemporaine pour l’année : « La lettre des sables »

Florémon.


Faute de consensus, les Européens reportent les décisions sur l’évasion fiscale

Mediapart


Retraites : « l’urgence, repenser le système et ses inégalités »

 

Mediapart


Rémunérations patronales : un enterrement de première classe

 

Mediapart


Lagarde en sursis, Tapie en danger

 

Mediapart


Affaire Tapie-Lagarde: remboursez!

http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/240513/affaire-tapie-lagarde-remboursez

 

 

«Le mépris dans lequel les gouvernements successifs ont tenu les contribuables par un gaspillage éhonté, un refus de rendre des comptes aux citoyens, un dédain pour les reproches de la Cour des comptes, n’est plus acceptable ni accepté», affirme la députée européenne Corinne Lepage, qui expose les pistes juridiques pour que l’Etat rentre dans ses frais.


 

Le scandaleux arbitrage Tapie, que j’avais dénoncé dès l’origine, pose deux séries de questions : qui est personnellement responsable de ce scandale d’Etat et qui va rembourser le contribuable français floué ? Le sujet est du reste à tiroir, dans la mesure où s’est ajouté un « cadeau fiscal » au cadeau arbitral.

La première question est soumise à la Cour de justice de la République, pour le volet ministériel, et devra être soumise, pour les autres responsables potentiels, à une juridiction de droit commun. Quel est, ou quels sont, les ministres éventuellement responsables de cette affaire d’Etat, au-delà de Christiane Lagarde ? Quels sont les hauts fonctionnaires qui ont agi et engagé leur propre responsabilité ? Les arbitres eux-mêmes ne risquent-ils pas de voir leur responsabilité pénale mise en cause ?

Quant à Nicolas Sarkozy, à supposer qu’il soit mis en cause, au-delà d’une implication probablement couverte par la prescription en tant que ministre des finances, il est de toute façon couvert par l’immunité générale que lui confère la Constitution. En effet, aux termes de l’article 67, « le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68 ». L’article 68 couvre la destitution sans effet ici et l’article 53-2 la Cour pénale internationale. Enfin, Bernard Tapie lui-même pourrait-il voir sa responsabilité pénale recherchée comme complice d’un stratagème dont il serait le principal bénéficiaire et l’instigateur ? Il revient aux magistrats de trancher ces points qui soulèvent de redoutables difficultés juridiques, une fois les faits établis.

La seconde question est celle du remboursement. Il serait logique, dans une hypothèse de reconnaissance de fraude, que Bernard Tapie rembourse ce qu’il a indûment perçu. Sauf qu’il a visiblement organisé la quasi impossibilité de recouvrer les fonds via des montages hors territoire français, et que la sentence arbitrale couvre son droit tant qu’elle n’est pas annulée.  Certes, « la fraude corrompt tout », ce qui signifie que la nullité de la sentence peut être invoquée même après qu’elle soit devenue définitive. Mais qui peut invoquer cette nullité ? Le ministre des finances y réfléchirait. Sauf que l’Etat, en tant que personne morale, est responsable de cette situation qui est à l’origine de la mise en cause de l’ancienne ministre. Certes, la responsabilité pénale de l’Etat n’existe pas, mais sa responsabilité « civile » (sous forme de responsabilité administrative) existe. Or, personne ne peut invoquer sa propre turpitude pour réclamer une réparation ou remettre en cause une situation. Dès lors, la position de l’Etat, sur le plan de la recevabilité de son action, est à tout le moins délicate.

Reste donc la procédure de la Cour des comptes qui comporte deux volets. Le premier est un volet non ministériel, devant la cour de discipline budgétaire. Ce volet est ouvert et pourrait concerner aujourd’hui Stéphane Richard, en qualité de directeur de cabinet successif de Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde et les responsables du CDR. Mais, il pourrait y avoir aussi un volet ministériel pour comptabilité de fait liée à l’extraction illicite de deniers publics pour payer Bernard Tapie. Car, si un ministre ne peut en principe être poursuivi devant la cour de discipline budgétaire, il en va différemment quand il est comptable de fait. Ainsi, à terme, des personnes physiques pourraient se voir condamner à rembourser à l’Etat tout ou partie des sommes indûment payées à Bernard Tapie. Cela peut paraître injuste mais à charge pour ces dernières d’exercer une action contre Bernard Tapie pour obtenir remboursement ou essayer de plaider la complicité de ce dernier.

En des temps déjà difficiles, le paiement des 450 millions d’euros à Bernard Tapie, réglés dans des délais ultra courts, était une insulte aux contribuables. Il faut espérer que cette affaire ira à son terme sous ses deux volets. Car le mépris dans lequel les gouvernements successifs ont tenu les contribuables par un gaspillage éhonté, un refus de rendre des comptes aux citoyens, un dédain pour les reproches de la Cour des comptes, n’est plus acceptable ni accepté.

Et puisque l’Etat en est à des revirements déchirants, il pourrait s’intéresser à récupérer d’autres folies comme les 700 millions versés à Taïwan pour les rétro commissions couvertes par le secret bancaire, à l’heure où un certain bon sens semble à cet égard devoir l’emporter !


L’UMP perd la boule

http://fressoz.blog.lemonde.fr/2013/05/24/lump-perd-la-boule/

Photo Lionel Bonaventure. AFP

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un jeune homme de 36 ans, qui se revendique de la Droite forte, a semé une belle panique cette semaine à l’UMP.Guillaume Peltier a appelé à faire battre Nathalie Kosciusko-Morizet lors de la primaire parisienne qui doit se dérouler dans une dizaine de jours , au prétexte que la candidate s’était abstenue lors du vote sur le mariage pour tous au lieu de s’y opposer .

Il s’est fait rappeler à l’ordre par le président du parti Jean- François Copé et par le bureau politique de l’UMP qui lui a adressé mercredi un rappel à l’ordre. Mais le mal est fait car Guillaume Peltier n’est pas « le rien du tout », le « même pas élu » que ses détracteurs décrivent.

Il est vice président de l’UMP, proche de Jean-François Copé, ami de Patrick Buisson, ex militant du Front national , ancien bras droit de Philippe de Villiers. La motion qu’il a présentée cet automne avec Didier Geoffroy a obtenu 28% des suffrages des militants et détrôné toutes les autres .

Il y revendique une fidélité absolue à l’héritage de Nicolas Sarkozy à l’égard duquel il se promet de bloquer tout droit d’inventaire. Il ambitionne de transformer l’UMP en un grand parti populaire et préconise pour cela de fusionner la « question sociale » et la « question identitaire » avec force référence aux « frontières » et aux « racines chrétiennes » de la France.

Guillaume Peltier est brusquement passé à l’offensive cette semaine parce que les manifestations contre le mariage sont l’occasion de réaliser sa visée . Il voit deux droites et rêve de les fusionner : d’un côté l’UMP, sigle fort mais structure financièrement exsangue, sans projet ni leader pour la conduire, avec des trous béants dans le vivier local qui l’empêche d’organiser la reconquête  .

De l’autre, la droite d’en bas, celle qui a surgi à la faveur des manifestations contre le mariage pour tous. .Elle n’est pas politiquement structurée mais communie dans une même vision de la famille, une même résistance au mariage homosexuel..

Elle s’est reconnue avec fierté dans les manifestations qui ont ponctué les grandes étapes du marathon parlementaire, refuse de baisser les bras et sera de nouveau dans la rue dimanche. Peltier rêve de déverser ce vivier bouillonnant dans les vieilles veines de l’UMP . Il ne prétend rien négocier car il épouse plein pot les thèses des manifestants.

Peu lui chaut que le mouvement se radicalise , que les extrêmes s’en mêlent. C’est un milieu qu’il connaît bien . Peltier mène le bal sans complexe à la barbe de ses camarades qui ne savent plus comment le contenir. Car eux aussi voudraient récupérer les manifestants mais sans forcément le dire ni partager leur point de vue.

Entre ceux qui promettent d’abroger le mariage pour tous , ceux qui voudraient le réécrire, et ceux qui s’en accommodent, entre ceux qui manifesteront dimanche et ceux qui ne le feront pas, on trouve toutes les nuances possibles à l’UMP.

Peltier lui n’a pas d’ état d’âme. Il fonce, ravi d’être devenu la vedette d’une UMP qui a perdu la boule.


Georges Moustaki (1934-2013)

POLITIS

Georges Moustaki est décédé ce jeudi à l’âge de 79 ans, suscitant une vive émotion dans le monde de la culture qui loue le charme et le raffinement de ce « pâtre grec ».

Georges Moustaki, de son vrai nom Giuseppe Mustacchi, était né le 3 mai 1934 à Alexandrie, de parents juifs grecs immigrés en Egypte.

Il s’était installé à Paris en 1951 et y avait fait une rencontre déterminante, celle de Georges Brassens qui l’avait intronisé dans les nuits de Saint-Germain-des-Prés. C’est en son hommage qu’il avait adopté le prénom Georges.

A la fois auteur et compositeur, il a écrit quelque 300 chansons pour les plus grands interprètes, Piaf, Montand, Barbara, Gréco, Reggiani, avant de les chanter lui-même avec succès.

Ses chansons les plus célèbres restent « Milord » (1958), écrite pour Edith Piaf et traduite dans le monde entier, puis « Le Métèque » (1969), d’abord chantée par Pia Colombo et dont le refrain a fait le tour de la planète.

Plusieurs autres sont devenues des classiques, comme celles interprétées en 1966 par Reggiani , « Sarah », « Ma liberté », « Ma solitude », « Votre fille a vingt ans », mais aussi « La Dame brune » (Barbara, 1968), ou encore « Joseph », « La Marche de Sacco et Vanzetti ».

(AFP)