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Jean-Paul Huchon s’indigne que des RER sautent des arrêts pour respecter l’horaire

LIBERATION
Société
11 février 2013 à 13:34
Le quai du RER A, station Auber à Paris.

Le quai du RER A, station Auber à Paris. (Photo Benoît Tessier. Reuters)

En ne marquant pas l’arrêt à certaines stations du RER A, la RATP cherche à éviter des pénalités liées aux retards.

 Jean-Paul Huchon, président du Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif), a vivement réagi lundi sur Europe 1 à la découverte que des RER A ne marquaient pas certains arrêts pour que la RATP ne subisse pas de pénalités imputables en cas de retards.

«On est chez les fous !», s’est exclamé Jean-Paul Huchon, qui dirige l’autorité régulatrice des transports franciliens. «Je suis absolument furieux et je vais m’en occuper tout de suite», a-t-il affirmé. «On a signé des contrats donnant des obligations à la RATP et la SNCF (qui co-exploitent les RER, ndlr) moyennant un bonus ou un malus selon le respect de ces obligations, et la première est arriver à l’heure», a rappelé Jean-Paul Huchon.

«Actuellement sur certaines lignes, il y a des retards considérables et pas admissibles», a souligné le président PS de la région Ile-de-France, «c’est complètement stupide de la part de la direction de l’entreprise de donner éventuellement des consignes» de ne pas s’arrêter pour tenir les horaires. «Je vais reprendre le contact immédiatement avec Mongin (patron de la RATP, ndlr) et Pépy (PDG de la SNCF, ndlr) pour leur dire que cela ne convient pas», a-t-il assuré. «C’est quelque chose de hors contrat et hors obligations. Le Stif verse 3 milliards à la RATP et 3 milliards à la SNCF tous les ans, cela mérite un service de qualité !», a-t-il insisté.

L’opposition régionale, par la voix de Valérie Pécresse, présidente du groupe UMP, a dénoncé une «situation totalement scandaleuse», dans un communiqué. «Le système de bonus-malus doit inciter les opérateurs à offrir un meilleur service aux usagers (…) La situation décrite par Europe 1 constitue un détournement inacceptable du système et appelle une réponse immédiate et forte», a estimé Valérie Pécresse.

Déplorant au passage «l’immobilisme coupable de Jean-Paul Huchon», la députée des Yvelines et administratrice du Stif «déposera, dès le prochain conseil d’administration du Stif, mercredi, un vœu réclamant la révision du calcul du bonus-malus»«Toute dégradation du service, comme la suppression de certains arrêts, sera immédiatement sanctionnée d’un malus et le bonus sera réservé à une régularité constatée à tous les arrêts, sur l’ensemble de la ligne», a-t-elle précisé.