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Musique et politique en Russie : Franz Ferdinand et les Red Hot défendent les Pussy Riot

Créé le 23-07-2012 à 13h43 –
Céline Lussato

Les groupes de rock ont apporté leur soutien aux jeunes rockeuses emprisonnées lors de concerts samedi à Moscou et St Petersbourg.

Nouvel Observateur

Un tribunal de Moscou a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu'en 2013 des trois femmes du groupe Pussy Riot (c) Afp

Un tribunal de Moscou a ordonné vendredi le maintien en détention jusqu’en 2013 des trois femmes du groupe Pussy Riot (c) Afp

Le groupe de rock écossais Franz Ferdinand a dédicacé samedi, lors d’un concert à Moscou, une de leur chanson aux rockeuses russes emprisonnées du groupe Pussy Riot. Avant de jouer leur tube The Fire lors d’un concert donné dans la capitale russe, le groupe a salué les rockeuses détenues depuis le mois de mars pour avoir chanté une « prière punk » anti-Poutine dans la cathédrale de Moscou. Vendredi, le tribunal avait ordonné leur maintien en détention jusqu’en janvier 2013, alors qu’elles n’ont toujours pas été jugées.

Elles ont aussi reçu le soutien ce week-end du groupe de rock américain Red Hot Chili Peppers, dont le leader Anthony Kiedis, est monté sur scène lors de concerts à Saint-Pétersbourg puis à Moscou vêtu d’un tee-shirt barré de l’inscription « Pussy Riot ».

Le bassiste de ce groupe, Michael Balzary, a écrit aux trois jeunes femmes en disant qu’il « saluait leur courage et priait pour leur libération », selon le quotidien en ligne gazeta.ru.

Blessures morales profondes

Lundi, le tribunal Khamovnitcheski de Moscou a annoncé, à l’issue d’une audience préliminaire à huis clos, qu’il retransmettrait en direct le procès des Pussy Riot. « La prochaine audience aura lieu le 30 juillet », et la suite du procès sera ouverte au public et retransmise en direct sur le site du tribunal, a déclaré aux journalistes la porte-parole du tribunal, Marina Liakh, à l’issue d’une audience sous haute protection policière.

Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 29 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, sont accusées d’avoir « insulté » et « infligé des blessures morales profondes à des chrétiens orthodoxes » et encourent sept ans de prison pour « hooliganisme ».

Le tribunal a par ailleurs rejeté sans surprise la requête des avocats de la défense de faire citer comme témoin le président russe Vladimir Poutine et le patriarche de Moscou et de toutes les Russies, Kirill, a ajouté la porte-parole.

Les avocats, qui qualifient le procès de « théâtre de l’absurde », n’étaient guère optimistes sur les chances de voir leurs requêtes aboutir.

« Marie mère de Dieu – chasse Poutine! »

Les trois jeunes femmes sont poursuivies pour avoir improvisé le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une « prière punk » intitulée « Marie mère de Dieu – chasse Poutine! » à l’intérieur de la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

Cette prière anti-Poutine a suscité de nombreuses réactions de désapprobation, dans un pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux.

Mais de nombreuses personnalités russes, y compris des personnalités revendiquant leur appartenance à la communauté orthodoxe, ont pris la défense des trois prévenues, jugeant disproportionnés les poursuites et leur maintien en détention.

A lire : la défense des Pussy Riot par Joan Sfar dans Télérama


Le rude débat de l’épandage aérien

Si le ministre veut mettre fin à l’épandage aérien de pesticides, les Verts dénoncent des dérogations de plus en plus fréquentes. Et réclament un moratoire immédiat

Noël Mamère, lundi à Bordeaux, a accusé les préfets de ne pas savoir « résister au puissant lobby des producteurs de maïs ».

Noël Mamère, lundi à Bordeaux, a accusé les préfets de ne pas savoir « résister au puissant lobby des producteurs de maïs ». (Photo s. lartigue/« sud ouest »)

Fauché en plein vol par le Grenelle de l’environnement, voilà l’épandage aérien de pesticides à nouveau dans l’air. Bien qu’en théorie interdit en France depuis mai 2011, le procédé profite ainsi depuis quelques jours de nombreuses dérogations accordées par les préfets. Plusieurs milliers d’hectares potentiellement sulfatables dans les Landes, 14 communes dans le Gers, 128 autres en Lot-et-Garonne… Au total, quelque 800 passe-droits ont été demandés partout à travers la France.

Vraie-fausse interdiction ?

Arme de destruction massive contre la pyrale, cet insecte friand de maïs, l’épandage est hélas aussi l’ennemi des abeilles comme, paraît-il, de la fertilité masculine. Certes marginale dans l’Hexagone avec seulement 1 % des champs de maïs concernés, la pulvérisation par hélicoptère reste en revanche l’une des particularités du Sud-Ouest agricole. Loin d’être exceptionnelles, les dérogations y seraient même encouragées par l’héritage d’un bienveillant décret signé in extremis de la main de l’ancien ministre Bruno Le Maire.

Mais c’est bien désormais sur l’actuel ministre de l’Agriculture que ses encombrants partenaires d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) entendent faire pression. Malgré la déclaration d’intention d’un Stéphane Le Foll souhaitant hier matinalement que les agriculteurs n’aient plus « à terme » recours à cette pratique, Noël Mamère s’est dans la foulée fendu d’une charge contre la tiédeur de certains socialistes. « Puisque les préfets ne savent pas résister au puissant lobby des producteurs de maïs, c’est donc au ministre de prendre ses responsabilités », prévient le député-maire de Bègles. « Nous ne pouvons pas nous contenter de cet entre-deux, il faut un moratoire immédiat pour suspendre l’épandage, car le changement c’est maintenant, pas demain. »

Et d’autres, parmi les Verts, de se dire que leur parti aurait sans doute été bien inspiré de postuler au ministère de l’Environnement plutôt qu’à celui du Logement. « Et surtout à l’Agriculture, comme en Allemagne », admet Noël Mamère.

« On ne va pas se plaindre d’avoir des ministres, mais entre la gauche traditionnelle et les écologistes, c’est un problème culturel qui pourrait en effet devenir politique. »

« Leur débat est politique »

À l’œuvre hier dans ses champs gersois, Christophe Terrain ne disait pas autre chose. « Leur débat est politique », s’agace le président de l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs.) « Voilà plus là l’exemple d’un combat contre les produits phytosanitaires en général que contre l’épandage. Pour nous, ce système de dérogations est une commodité qui offre de la réactivité en cas d’attaque massive du maïs. Et que l’on arrête de laisser croire que nous pulvérisons des zones où l’habitat est dense. L’épandage mérite en effet un peu de bon sens, et doit être réservé au milieu très rural. »