TGV Périgueux-Paris :

Michel Moyrand persiste

Le projet de liaison Périgueux-Paris via Limoges pourrait être compromis par mesure d’économie.

Départ du train pour Paris (archives A. L. )

Départ du train pour Paris (archives A. L. )

Tout le travail du comité de pilotage présidé par le préfet de la Dordogne et par RFF n’aura-t-il servi à rien ? À peine le choix fixé sur la liaison Périgueux-Paris via Limoges en TGV retenu (lire « Sud Ouest » d’hier), le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a refroidi les ardeurs.

Hier matin sur France 2, il a déclaré que le gouvernement pourrait renoncer aux gros projets d’infrastructures de transports et notamment les lignes TGV, promis sous le précédent quinquennat, afin de restaurer l’équilibre des finances publiques. Il s’appuie en cela sur le rapport de la Cour des comptes qui préconise un réexamen de ces dossiers, surtout ceux qui « ne sont pas budgétairement soutenables et dont ni la rentabilité financière, ni la rentabilité socio-économique, ni l’intérêt environnemental ne sont établis ».

« Réalité financière »

Si le maire de Périgueux, Michel Moyrand, soutient l’attaque en règle ainsi faite contre Nicolas Sarkozy, il réalise aussi que cela peut compromettre durablement le projet de liaison en TGV Périgueux-Paris, surtout si la création de la ligne entre Limoges et Poitiers est remise en cause. « Le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, a bien dit qu’une commission hiérarchiserait les projets et que ceux qui étaient engagés seraient menés à leur terme. Est-ce que la ligne Limoges-Poitiers dont le coût est évalué à 1,6 milliard d’euros et dont l’enquête publique est programmée en fin d’année est considérée comme un projet engagé ? On verra. »

Tout en reconnaissant que « la réalité financière fera son œuvre », il affirme ne pas vouloir baisser les bras et continuer à défendre le dossier dans son ensemble. Quitte peut-être à moins parler de l’arrivée du TGV à Périgueux pour défendre davantage l’électrification de la ligne jusqu’à Limoges. Cela pourrait au final être plus raccord avec les déclarations de Jérôme Cahuzac demandant « si prolonger telle ou telle ligne TGV pour un gain de temps marginal est préférable à l’entretien du réseau secondaire de transport ferroviaire, indispensable car utilisé par beaucoup »…

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