La survie de l’AFPA est posée..

Communiqués de presse

Avenir de l’AFPA

Communiqué de presse FSU
Les Lilas, le 11 juin 2012

Après la démission du Président de l’AFPA, le désengagement financier de DEXIA met directement en péril la survie même de l’AFPA. L’avenir de cette pièce essentielle du Service Public de l’emploi concerne l’ensemble de la population salariée et des demandeurs d’emploi. La situation actuelle est l’aboutissement d’un processus entamé depuis plusieurs années, articulant décentralisation brutale, désengagement financier de l’Etat et “marchandisation”, par la mise en concurrence des formations soumises à des appels d’offres comme n’importe quelles structures privées et transfert autoritaire des personnels du service orientation.

L’AFPA, parce qu’elle est un outil central de l’appareil public de formation professionnelle doit être absolument sauvée.

La gestion et les orientations de la direction actuelle ne doivent en aucun cas pénaliser le personnel, les salariés et demandeurs d’emploi.

Les pouvoirs publics doivent intervenir pour proposer un plan de reconstruction et de développement de l’Association, la remettant au service des salariés et des chômeurs, d’autant plus que le nombre de chômeurs dépasse aujourd’hui les 10%, avec des besoins importants de formations de qualité. Dans l’attente de la place que devra prendre l’AFPA dans les plans de formation professionnelle à l’ordre du jour de la Conférence Sociale, la sécurisation de son financement et de son fonctionnement doit être assurée immédiatement par le gouvernement.


Education Nationale : le communiqué de presse de la FSU

Communiqués de presse

CSE du 8 juin 2012

Voici la déclaration faite par la FSU lors du CSE du 8 juin 2012.

Monsieur le Ministre,

Le Président de la République a pris l’engagement de refonder l’Ecole. Lors de sa journée d’investiture, par son discours aux Tuileries en hommage à Jules Ferry, il a fait de l’Ecole publique et laïque une priorité pour la nation. La FSU s’en félicite.

Il s’agit maintenant de donner une réalité à cette ambition.

Les dégradations subies par le système éducatif ces dernières années sont importantes tant sur le plan des moyens, avec les suppressions massives de postes, que sur celui de l’orientation donnée aux politiques éducatives qui ont tourné le dos à la réussite de tous les jeunes. Notre système éducatif porte notamment le poids de la corrélation entre les inégalités sociales et les inégalités scolaires, du manque d’estime de soi et de confiance qu’ont les élèves en eux et de la stigmatisation des personnels.

Le défi à relever est aujourd’hui de lutter contre l’échec scolaire et les difficultés scolaires à tous les niveaux du système éducatif et de lutter contre les sorties sans qualification. Cela va nécessiter d’opérer des mutations profondes à qui devront se faire avec les personnels et l’ensemble de la communauté éducative.

Pour la FSU, la rupture doit commencer dès la prochaine rentrée. Nous connaissons les limites d’une rentrée préparée par un autre ministère mais il est indispensable de donner des signes dès à présent sur les nouvelles orientations qui seront être données à l’Ecole. En ce sens, la FSU se félicite de la priorité à l’Ecole primaire avec notamment les 1000 postes prévus dès la prochaine rentrée. Mais il faut également prévoir d’autres mesures pour le 1er et le 2d degré, abroger les différents textes conflictuels pour lesquels il y a déjà un engagement pris (évaluation des enseignants, évaluation des élèves…) mais dire aussi dans le même temps par quoi ils seront remplacés. En ce qui concerne l’arrêté à propos de la formation des enseignants (qui doit être pris suite à l’avis du CE afin de ne pas laisser de vide juridique), si la FSU comprend là aussi que nous sommes dans une période de transition, il est nécessaire d’une part que le cahier des charges 2006 figure dans cet arrêté et d’autre part de dire vers quelles orientations on se dirige dans l’avenir sur ce sujet. La FSU demande que s’engage très rapidement la concertation à propos de la prochaine loi d’orientation et de programmation. Nous notons la date du 28 juin donnée ce jour par le Ministre.

De sujets importants devront y être traités dont :

  • la formation des enseignants. Toute évolution du système éducatif nécessite des personnels formés. La FSU n’a cessé d’affirmer qu’enseigner est un métier qui s’apprend. Il faut s’attacher très vite à cette réforme. Parallèlement, il faudra travailler sur la question des recrutements. La FSU a pris acte avec satisfaction de la création des 60 000 postes dans l’Education sur le quinquennat mais nous savons que se pose déjà pour certains concours un problème de vivier. Pour faire face à cela, la FSU propose un système de pré-recrutements et est prête à y travailler,
  • les missions des personnels devront être confortés et les contenus à enseigner revus. Si l’on veut construire une Ecole publique en phase avec les enjeux de son siècle, cela suppose des contenus enseignés émancipateurs et pris dans toute leur dimension culturelle. La FSU interroge par ailleurs l’idée de prolonger l’obligation scolaire à 18 ans (90% des jeunes étant scolarisés jusqu’à 17 ans) et récuse l’apprentissage comme voie de formation,
  • développer le travail des équipes pluri-professionnelles. Assistants sociaux, infirmières, CPE, Copsy, personnels administratifs travaillent à la prise en charge des jeunes et participent au bon fonctionnement du système éducatif. Ils concourent avec les enseignants à leur réussite. Il sera nécessaire de conforter leurs missions, de développer leur formation initiale et continue et de leur permettre de travailler mieux ensemble,
  • enfin il faudra s’attacher à refonder l’éducation prioritaire en parallèle des autres politiques publiques nécessaires dans ces quartiers déshérités.

Pour conclure, la FSU souhaite que ce CSE ne soit pas qu’une seule chambre d’enregistrement de textes mais redevienne un lieu de consultation et d’échanges de l’ensemble de la communauté éducative.


« Langues régionales : chance ou danger pour la République »

« Langues régionales : chance ou danger pour la République »

Débat organisé par l’association Pampaligossa,

en partenariat avec la section de la Ligue des Droits de l’Homme CIBP

Il en est ainsi de certains sujets qui déchaînent immanquablement les passions et les empoignades.

La problématique des langues régionales, leur place et leur pérennité au sein de la République française est de ceux-là. « Les pour et les contre » ont bien des difficultés à se comprendre, à s’écouter, à s’entendre.

Mais quel est véritablement le problème et pourquoi tant d’incompréhension sur un sujet qui concerne le devenir de la langue occitane mais également celui de toutes les langues de France, bien sûr et des 2/3 des langues du monde.

Samedi 23 juin, de 15 h 00 à 17 h 00, à la salle des fêtes de Bourdeille, dans le cadre des journées « Paratge », nous vous  invitons à y voir plus clair en décryptant l’histoire houleuse entre la République française et ses langues et cultures historiques.

Y-a-t-il encore un avenir pour elles dans notre pays ? La France a-t-elle à gagner quelque chose à les voir disparaître ? Peuvent-elles apporter un plus à notre République ? Quel est leur statut devant la loi et la constitution ?

Nous tenterons de répondre à ces questions et à bien d’autres au cours d’une projection débat avec l’aide de Philippe Martel, professeur d’histoire à l’Université de Montpellier et Claude Bérit Débat, sénateur de la Dordogne, membre de la commission des langues au Sénat.

Philippe Martel

Philippe Martel est historien et professeur d’occitan à l’université de Montpellier III. Il s’intéresse à l’histoire de la revendication occitane (XIX-XXe siècles), à l’école face aux « patois », aux représentations du « Méridional » et au thème du « dernier des locuteurs ». Il travaille actuellement sur la question de l’autobiographie en langues minoritaires.

Claude Bérit Débat

Sénateur de la Dordogne, président de la communauté d’agglomération périgourdine, membre du sénat depuis 2008, travaille à l’élaboration d’une loi concernant les langues régionales.

Pour tous renseignements  sur le déroulement de ce débat :

Martial.Peyrouny@wanadoo.fr

0612501758